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Marc GARNEAU : Université de Sherbrooke
Cette proposition de communication s'appuie sur une recherche subventionnée par le ministère de l'Éducation du Loisir et des Sports (MELS) du Québec dans le cadre du Programme de soutien à la formation continue du personnel scolaire. Cette recherche a notamment pour but d'enrichir la réflexion quant à la révision du diplôme de 2e cycle en gestion de l'éducation de l'Université de Sherbrooke dans le cadre duquel s'inscrit un processus d'accompagnement (coaching) des directions en insertion professionnelle. En ce sens, le but de cette communication vise, d'une part, à identifier les principales situations de pratique professionnelle auxquelles une direction d'école nouvellement nommée est confrontée et, d'autre part, à analyser les retombées percues par les directions au regard de leur professionnalisation.Le modèle conceptuel retenu est celui de Joo (2005) adapté au domaine de l'administration scolaire. Il est composé de trois dimensions principales : les intrants, le processus et les extrants du coaching. Les résultats obtenus concernant les intrants (certaines caractéristiques des coachés), le processus (identification et classification des situations de pratique professionnelle que des directions d'établissement doivent maitriser pour agir avec compétence) et les extrants (retombées concrètes pour la formation des directions d'établissement scolaire) seront présentés sur la base de données recueillies par questionnaire auprès de 145 étudiants ayant suivi la formation.
Les systèmes d’éducation sont en constante transformation depuis des décennies. Toutefois, confrontée à une réalité sociale, économique et technologique sans précédent, l’ampleur des changements semble avoir atteint son point culminant, comme en fait foi le rapport 2013 de l’OCDE portant sur les grandes mutations qui transforment l’éducation. Dans ce contexte d’incertitude et de mouvance des structures, la créativité et l’innovation sont plus que jamais mises à l’épreuve, tant pour la recherche que dans la gestion de l’éducation. Or, si l’innovation en éducation n’est pas un fait nouveau, sa nécessité semble avoir pris une dimension considérable, comme en témoigne l’émergence très récente de multiples périodiques sur le sujet et l’annonce du gouvernement du Québec d’un investissement de 3,7 milliards de dollars en recherche et innovation. Si, théoriquement, la nécessité d’être créatif et d’innover est un prérequis pour la recherche, une préoccupation en ce qui concerne la gestion avait été soulevée à ce sujet par le Conseil supérieur de l’éducation il y a déjà plus de 20 ans. Dans son rapport sur La gestion de l’éducation : nécessité d’un autre modèle (CSE, 1993), le CSE recommandait de favoriser activement l’innovation dans les milieux éducatifs. Cette recommandation s’avère plus qu’actuelle et pertinente aujourd’hui, alors que la complexité de la gestion en milieu scolaire doit s’intégrer dans un mode de gouvernance de plus en plus normatif et prescriptif.