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Didier Ndoba Makaya : Université de Lorraine
A la suite de Bakhtine, Paveau [2006 : 17] ratifie l’absence de génération spontanée de discours, tout acte de parole s’inscrivant dans une chaîne continue de dires aussi bien antérieurs que futurs, l’altérité étant une donnée fondamentale du discours. Cette conception dialogique sous-tend la présence de l’autre. Cet autre qui, dans la situation qui nous préoccupe, traverse systématiquement les discours politiques gabonais. Tout discours est par définition à la fois assumé et destiné, en cela que chaque énoncé est l’expression d’une prise de parole d’un sujet dont la marque est je s’adressant in fine à un autre, symbolisé par tu. L’un et l’autre de ces pronoms ont la particularité d’être substituables. Toutefois, s’il est avéré que je destine l’énoncé dont il est l’auteur à un tu, on note que ces personnes sont amenées à discuter de quelque chose ou de quelqu’un. Il s’agit de ce, ou celui dont il est parlé : le délocuté (il). Le triptyque je, tu, il est par conséquent une combinaison linguistique constitutive de tout discours. Nous soupçonnons, à côté d’un auditoire identifié, l’existence d’un allocutaire autre ; d’autant plus que les discours permettent de réaliser qu’il (cet autre) n’en est pas le plus souvent l’énonciataire désigné. Nos investigations nous conduiront à questionner préalablement à la notion de tiers. Il s’agira par ailleurs de voir si ce dernier n’est pas en filigrane ce qu'il convient d'appeler un surdestinataire à travers le trope communicationnel.
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