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Corps touché-corps touchant : perspectives éthiques en accompagnement

JH

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Jean Humpich : UFP - Université Fernando Pessoa

Résumé de la communication

L'approche phénoménologique du corps-percevant constitue le socle d'une pratique de soi et le point de départ d'une approche somatique d'accompagnement au changement. Je m'appuierai sur la praxis d'accompagnement issue du paradigme du sensible (Bois, 2007) pour questionner les zones de chevauchement entre deux univers porteurs de mise en sens : le corps « touché » et le corps « touchant ». L'expérience vécue initie une transformation des rapports à la passivité et à l'activité du sujet Sensible en l'interpellant dans son rapport au toucher et au corps. Quels sont les apports et les limites d'un éveil perceptif de cette dyade « touché-touchant »? Avons-nous ici des conditions et des repères éthiques pour une action d'accompagnement plus humanisante? La dimension touchante réhabilite un corps sujet de vie à travers une qualité de présence à soi, à l'autre et à la vie elle-même dans un vivre pour vivre ; un vivre poétiquement comme nous le montrent Misrahi ou Morin. Comment prolonger un tel vécu de l'intime dans l'existence sociale? Cette expérience concrète contribue t-elle à une pratique plus respectueuse des personnes?

Résumé du colloque

Il n’y a pas d’existence humaine sans corps. Nous naissons, vivons et mourons avec notre corps, et c’est à travers celui-ci que nous faisons la rencontre d’autrui et du monde. Pourtant, dans le domaine de la médecine comme dans le domaine de la formation et des autres formes d’accompagnement à médiation corporelle, un écran tend à s’installer entre la personne et le professionnel. Le toucher, la palpation du corps, la relation directe face à face tendent à s’estomper au profit d’un recours de plus en plus systématique et massif aux différentes technologies. Le corps n’apparaît plus dans son dépouillement, son énigme et son intimité.

C’est le sens du soin et de la relation à l’autre qui se trouve affecté et détourné. C’est pourquoi le corps et le toucher deviennent la source de tout questionnement éthique et de toute recherche de sens. Il s’agit de se rappeler que le corps doit être pris comme point de départ de la relation. La relation au corps dans les processus d’accompagnement n’est peut-être pas une fin en soi.

Nous nous questionnerons à savoir si la relation au corps et au toucher mobilise quelque chose au niveau psychique? Pouvons-nous y attribuer des vertus curatives ou préventives? La relation au corps contribue-t-elle au bien-être? Permet-elle la rencontre de soi? Le corps donne-t-il un accès à la subjectivité ou est-ce la subjectivité qui donne accès au corps? À travers l’interdisciplinarité, nous offrons d’explorer le corps comme objet d’art, objet de création de psychomotricité, objet de soin et comme sujet de vie. De là, l’importance d’explorer également la place du toucher dans le développement de la personne humaine.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 13 mai 2014

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