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Isabelle Paré : Université Laval
La gestion des forêts fait vibrer une corde sensible, c’est du moins ce qu’il est possible de déduire des remous qu’occasionne l’actualité forestière dans les médias. La couverture médiatique de certains événements, comme la diffusion de L’erreur boréale, un documentaire environnemental militant de Richard Desjardins et Robert Monderie, propulse les débats sur la place publique. Ce documentaire pose un diagnostic sévère quant à l’état de dévastation de la forêt boréale. L’onde de choc provoquée a été véhémente. L’erreur boréale a marqué la foresterie récente, catalysant la communication publique sur la forêt. Il sert d’ailleurs toujours de point de référence dans les discussions autour des enjeux forestiers québécois.
Nous proposons une analyse de ce en quoi la diffusion du documentaire a influencé notablement les conceptions de la forêt véhiculées dans la presse écrite, plus particulièrement dans le quotidien La Tribune, avant et après la diffusion du documentaire controversé. Une approche méthodologique dite mixte, combinant une analyse de similitude à une analyse thématique du contenu, a permis de dégager les représentations sociales (RS) de la forêt, tel qu’elles sont véhiculées le quotidien ciblé. L’analyse des RS avant la diffusion du film a permis d’en dégager une, la forêt généreuse. La controverse a entraîné l’émergence ou la transformation de 4 RS : la forêt joyau, la forêt dure mais généreuse, la forêt menacée et la forêt abstraite.
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