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« Être d'un commerce agréable » : réflexions autour de la notion d'ambassade touristique

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Cédric Calvignac : Centre universitaire Jean-François Champollion

Résumé de la communication

Ces dernières années, de nombreux élus en charge de localités touristiques invitent leurs administrés à participer de manière plus active à la mise en œuvre de politiques de promotion territoriale et d'accueil des visiteurs. Ils leur proposent de revêtir les habits symboliques d'ambassadeurs territoriaux. En tant qu'ambassadeurs, les habitants enrôlés doivent représenter leur territoire à l'extérieur mais doivent également en faciliter la découverte in situ et témoigner de la volonté d'établir sur place un échange interculturel de qualité.

L'article cherche à rendre compte de la nature et de la fonction de cette initiative d'ambassade territoriale. Il interroge le rôle de cette démarche participative à l'aune d'éléments factuels portant sur l'identité et l'activité réelle des bénévoles en faisant l'hypothèse que l'adhésion à un réseau d'ambassadeurs est l'occasion pour des particuliers, des associations et des entreprises de gagner en visibilité et, à certaines occasions, de faire acte de commerce en se montrant d'un commerce agréable.

Résumé du colloque

Avec près de 1000 sites, la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO s’est imposée comme incontournable, tant pour les opérateurs touristiques que pour les autorités locales qui y voient une ressource pour le développement. Mais depuis quelques années, la place des habitants est devenue centrale dans la gestion de ces sites. En effet, comment est-il possible d’attirer les touristes tout en préservant, ou améliorant, les conditions de vie des habitants? Récemment s’est développée l’idée qu’il serait nécessaire d’intégrer les habitants à la gestion des sites. Si cette approche pose encore de nombreuses interrogations, elle pose aussi la question, rarement évoquée, de l’intégration des touristes et des activités touristiques dans la gestion et la planification. Pourtant, l’influence du tourisme semble évidente quand il s’agit d’analyser l’évolution des infrastructures et des aménagements urbains dans ces quartiers, mais on peut se demander si cette influence n’est pas plus profonde qu’il n’y paraît, et dans quelle mesure les acteurs locaux n’anticipent-ils pas les attentes des touristes, ou ce qu’ils pensent être leurs attentes. Comment dans ce cas connaître ces attentes et doit-on les prendre en compte? Est-il possible de combiner les attentes et besoins du tourisme aux particularismes locaux pour éviter une uniformisation qui va à l’encontre de l’idée même du patrimoine? Par ailleurs, si dans certains sites, on propose déjà aux touristes étrangers de participer à des projets de restauration et de mise en valeur, y aurait-il lieu d’imaginer des solutions permettant une implication plus large et plus accessible à la conservation et au développement local? En d’autres termes, ce colloque propose de poser la question de la gestion participative des sites inscrits au patrimoine mondial, mais en l’abordant sous l’angle de l’influence et de la participation des touristes, et pas seulement celle des habitants.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 13 mai 2014

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