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Alexandra Luccioni : UQAM - Université du Québec à Montréal
L'interférence entre la langue source et la langue cible d'un apprenant est un phénomène bien documenté qui peut être à la source d'une grande quantité d'erreurs des apprenants (Dechert and Raupach, 1989; Odlin, 1989; Gass and Selinker, 1992; Schwartz and Sprouse, 1994, parmi d'autres). En comparant les structures d'une paire de langues source et cible spécifique, on peut faire des prédictions sur l'émergence d'erreurs spécifiques chez les apprenants. Ces prédictions peuvent ensuite être vérifiées en analysant les corpus d'apprenants, pour plusieurs raisons: afin de confirmer la présence d'un erreur spécifique, de son contexte, et des facteurs qui peuvent influencer son importance. Finalement, après l'interprétation des données recueillies via l'analyse des corpus, on peut faire des suggestions sur des manières plus efficaces d'enseigner et apprendre des structures linguistiques spécifiques afin d'éviter ou minimiser les erreurs dues à l'interférence. Dans cette étude, on a fait une étude préliminaire du Salford Learners Corpus de la série de corpus FFLOC (French Learner Language Oral Corpora), en ciblant les erreurs d'accord de genre faites par des étudiants anglophones apprenant le français. On fait une série d'observations sur les taux d'erreurs et les facteurs qui les influencent et, ensuite, on propose une série de recommandations pour intégrer ces observations dans la conception d'un système tutoriel pour enseigner le français langue seconde.
Le sujet de ce colloque traite de la linguistique informatique et plus particulièrement du traitement automatique des langues naturelles (TALN/TAL) ainsi que de son interaction avec les sciences cognitives. Il s’agit d’un domaine qui se situe au carrefour de la linguistique, de l’intelligence artificielle et des sciences cognitives dans leurs recherches sur le langage naturel.
Le colloque proposé vise les différentes applications du TALN dans un contexte monolingue, bilingue ou multilingue, telles que le développement des méthodologies nécessaires pour la construction et l’enrichissement des ressources linguistiques. Tous les aspects du traitement automatique des langues sont considérés, en particulier les travaux théoriques ayant pour but de décrire les phénomènes linguistiques par des modèles calculatoires, le développement de logiciels d’aide aux linguistes pour leurs travaux de recherche, tels que des études de corpus, le développement de logiciels et de ressources pour utiliser, traiter, organiser et conserver des données linguistiques écrites ou orales.
Plus spécifiquement, nous proposons d’abord les sujets suivants :
– modèles de calcul des langues naturelles
– réseaux sémantiques de grande taille
– modèles cognitifs et psychologiques des langues naturelles
– évolution des langues naturelles
– traitement du discours
– pragmatique, processus cognitifs et sociaux des langues
– résumé automatique et extraction d’information
– interfaces et systèmes de dialogue
– traduction automatique
– traitement des ressources multilingues
– outils et ressources en TALN
– corpus linguistique
– forage de données.
Il sera demandé aux présentateurs de mettre en valeur les aspects liés au traitement automatique des langues naturelles, quel que soit le sujet abordé, ainsi qu’à leur pertinence au niveau des sciences cognitives.
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