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Djaouida Hamdani Kadri : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’expression de la temporalité verbale, ou expression du temps dans et par le langage (Reichenbach, 1980; Gosselin, 1996) diffère beaucoup d’une langue à l’autre. Cette différence est liée au fait que tout « un jeu spécifique de marqueurs » (Culioli, 2000) syntaxiques et lexicaux correspond à cette notion. Chaque langue articule à sa façon ces marqueurs en un système complexe. Ainsi, si les marqueurs aspectuo-temporels du français, tout comme ceux de l’espagnol, comptent une multiplicité de temps verbaux, le russe n’en compte que trois et le chinois aucun. Dès lors, on pourrait faire l’hypothèse qu’un degré élevé de proximité de la langue1 est un élément facilitateur (Vygotski, 1997) pour l’acquisition du système des temps verbaux en langue seconde. Ainsi un Hispanophone aurait moins de difficultés en français qu’un Sinophone. Pour vérifier cette hypothèse, nous avons analysé les productions écrites en français de trois groupes d’apprenants - hispanophones, russophones et sinophones- du point de vue de l’emploi morphologique et sémantique des formes verbales. Paradoxalement, les résultats préliminaires ne révèlent pas un écart marquant entre les apprenants, notamment dans l’opposition sémantique présent/passé composé et passé composé/imparfait; on note des erreurs d'emploi face à la distinction sémantique passé composé/ plus-que-parfait, qui génère de l’incohérence. Un questionnaire sur les représentations qu'ont les apprenants de leurs difficultés complète ces résultats.
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