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Houssine Dridi : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les systèmes éducatifs évoluent dans un environnement socioéconomique basé sur le savoir. Assujettis à une gestion axée sur les résultats, ils subissent des impacts importants (conditions d'exercice de la gestion et processus de décision). Pour le MELS, il revient aux directions d'établissement d'encadrer les processus afin d'assurer la centration sur la réussite des élèves, de veiller au développement du potentiel des membres de leurs équipes et à la qualité des relations humaines en faisant preuve d'innovation, de créativité et d'adaptation (MELS, 2008). Face à la complexité de la tâche et aux changements fréquents, le CSÉ (2006) a opté pour des liens soutenus entre universitaires et praticiens. Levin (2013) utilise le terme de mobilisation des savoirs (Knowledge mobilization) pour identifier les processus de rapprochement entre les recherches et les pratiques. Un projet de Chantier 7 en partenariat avec une commission scolaire de la région montréalaise, réalisé selon les règles de la GAR, est en cours. Il intègre des activités de formation continue, de perfectionnement et de développement professionnel avec l'élaboration de communautés d'apprentissage et de pratique. Cette communication tentera de : i) resituer le concept d'innovation dans la pratique des gestionnaires scolaires, ii) démontrer les difficultés et les défis imprévus et, iii) discuter des stratégies pour favoriser le transfert et l'appropriation des résultats de recherche.
Les systèmes d’éducation sont en constante transformation depuis des décennies. Toutefois, confrontée à une réalité sociale, économique et technologique sans précédent, l’ampleur des changements semble avoir atteint son point culminant, comme en fait foi le rapport 2013 de l’OCDE portant sur les grandes mutations qui transforment l’éducation. Dans ce contexte d’incertitude et de mouvance des structures, la créativité et l’innovation sont plus que jamais mises à l’épreuve, tant pour la recherche que dans la gestion de l’éducation. Or, si l’innovation en éducation n’est pas un fait nouveau, sa nécessité semble avoir pris une dimension considérable, comme en témoigne l’émergence très récente de multiples périodiques sur le sujet et l’annonce du gouvernement du Québec d’un investissement de 3,7 milliards de dollars en recherche et innovation. Si, théoriquement, la nécessité d’être créatif et d’innover est un prérequis pour la recherche, une préoccupation en ce qui concerne la gestion avait été soulevée à ce sujet par le Conseil supérieur de l’éducation il y a déjà plus de 20 ans. Dans son rapport sur La gestion de l’éducation : nécessité d’un autre modèle (CSE, 1993), le CSE recommandait de favoriser activement l’innovation dans les milieux éducatifs. Cette recommandation s’avère plus qu’actuelle et pertinente aujourd’hui, alors que la complexité de la gestion en milieu scolaire doit s’intégrer dans un mode de gouvernance de plus en plus normatif et prescriptif.
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