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Jacinthe Blanchard-Pilon : UQAM - Université du Québec à Montréal
Parmi les motifs de l’exil des artistes non figuratifs du Québec dans la période qui précède les années 1960, le manque de reconnaissance et de soutien de la part du milieu est souvent évoqué dans la littérature comme étant l’un des facteurs importants. Cependant, nos récentes recherches nous incitent maintenant à remettre en question ces propos qui d’emblée paraissent aller de soi. En analysant d’une part, la rhétorique de cette croyance dans la littérature abordant le thème de l’exil, et d’autre part en nous basant sur les résultats nos récentes recherches en archives, nous espérons montrer que ces affirmations ne sont peut-être pas tant fondées qu’il n’y paraît.
À partir d’un corpus composé de sept artistes québécois non figuratifs ayant séjourné à l’étranger entre 1955 et 1961 (Edmund Alleyn, Léon Bellefleur, Paul-Émile Borduas, Marcelle Ferron, Jean-Paul Jérôme, Fernand Leduc et Jean-Paul Riopelle) nous constaterons que la Galerie nationale du Canada a contribué à la circulation d’expositions nationales et internationales des artistes de ce corpus, parcicipant ainsi activement au rayonnement de la culture artisitque des canadiens français à l’étranger.
Mais pouvons-nous pour autant affirmer que nous sommes en présence d’un mythe, d’une croyance populaire relevant de l’imaginaire collectif qui serait profondément ancrée dans la mémoire? C’est ce que nous proposons en définitive de questionner dans cette communication.
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