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La procédure d'agrément des assistantes maternelles : entre subjectivité et réglementation

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Douja El Amouri : Université catholique de l'Ouest

Résumé de la communication

A travers l'analyse d'entretiens et de focus-group menés auprès d'assistantes sociales dans le département du Maine-et-Loire, nous rendrons compte des marges de manœuvre utilisées, laissant place à des évaluations subjectives des postulantes (Djaoui, 2009). En France, les assistantes maternelles sont devenues des professionnelles de la petite enfance (Grelley, 2006). Pour exercer, elles doivent désormais être agréées par le Président du Conseil général après avis des services de la Protection Maternelle et Infantile. Pour cela, elles doivent répondre à des entretiens et des visites à domicile, menés généralement par des assistantes sociales (Serre, 2011) et des puéricultrices, donnant lieu à un rapport validé par le médecin de la PMI. Cette procédure d'agrément (Sellenet, 2003) s'appuie objectivement sur des critères touchant aux motivations, à la connaissance de la petite enfance, mais aussi à l'hygiène et à la sécurité du logement. Suite à ces entretiens révélant, comme nous le verrons, une certaine disparité de traitement, l'agrément est délivré ou non. Les études indiquent, en effet, des disparités dans les manières d'évaluer les candidat(e)s (Sellenet, 2006 ; Djaoui, 2009 ; Naveaux-Mundweiler, 2005). Ce dernier point soulève un certain nombre d'interrogations auxquelles nous tenterons de répondre : quelle est la part de subjectivité des professionnels dans cette procédure règlementée ? Quelles pratiques professionnelles entretiennent-ils et en fonction de quels critères ?

Résumé du colloque

Crise, incertitude, complexité, turbulence, autant de mots qui caractérisent l’environnement dans lequel nous vivons aujourd’hui. Les individus, les organisations et les sociétés ont à faire face à des crises individuelles ou collectives, à des catastrophes naturelles, à des perturbations climatiques qui les ébranlent. Cet état de fait est certainement à l’origine, depuis les années 90, de la croissance spectaculaire des publications dans la recherche sur les dimensions humaines du changement environnemental global, particulièrement dans les domaines de connaissance que sont ceux de la vulnérabilité, de la résilience et de l’adaptation (M. A. Janssen, 2006). Les concepts de vulnérabilité et de résilience qui nous intéressent spécifiquement dans ce colloque ont été repris dans de nombreuses disciplines différentes, dont la géographie, la science politique, l’économie, l’écologie, les sciences environnementales, la psychologie, l’archéologie, les mathématiques, l’ingénierie, etc. Toutefois, force est de constater qu’en management et en gestion des personnes en milieu de travail, les concepts de vulnérabilité et de résilience sont plus récents et gagnent donc à être étudiés plus en profondeur. Au sein des organisations, les vulnérabilités sont de plusieurs natures. Le recours à une approche basée sur le concept de résilience, plutôt que de s’opposer directement à l’aléa (Dauphiné, 2007), vise à anticiper les crises, à comprendre qu’elles résultent à la fois d’une accumulation de fragilités et d’aveuglements à la présence de ces vulnérabilités (Turner, 1976; Roux-Dufort, 2010; etc.). L’objectif de ce colloque est de réunir des chercheurs et professionnels autour de ces deux thèmes interreliés que sont la vulnérabilité et la résilience, tant au niveau individuel qu’organisationnel.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 13 mai 2014

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