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Sébastien Piché
La recherche collégiale demeure encore aujourd'hui méconnue dans certains milieux de l'éducation et de la recherche. Elle a pourtant joué un rôle de premier plan dans le développement de l'ordre d'enseignement collégial et a modifié le paysage scientifique du Québec. Ce constat découle de l'analyse des archives de nombreux organismes du réseau collégial québécois et de celle de 45 entrevues réalisées auprès de personnes clés des 50 dernières années dans le monde de l'éducation, notamment Pauline Marois, Guy Rocher, Michel Perron, Camille Limoges et Paul Inchauspé. Les collèges ont débuté une riche tradition de recherche entre 1967 à 1978 et le ministère de l'Éducation, conseillé par des visionnaires tels Paul-Émile Gingras et Pierre Lucier, a fait émerger leur potentiel scientifique. L'élargissement important du champ d'investigation des chercheuses et chercheurs de collège et leur mobilisation, dans les années 80, a pavé la voie à un accroissement spectaculaire des activités de recherche et nombre de découvertes ont, depuis, marqué l'histoire du Québec. Suite à l'effondrement qui suit les compressions budgétaires entre 1996 et 1999, la recherche collégiale prend depuis quelques années un nouveau départ et s'inscrit plus profondément dans le système d'innovation du Québec. Elle bouleverse la dynamique du réseau collégial et pose des questions quant à sa reconnaissance et à la portée qu'entendent lui donner les prochaines politiques éducatives.
Au cours des années 1960, dans la foulée de la publication du rapport de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la province de Québec (rapport Parent), le gouvernement québécois a entrepris une réforme majeure du système d’éducation, jusqu’alors pris en charge principalement par l’Église, afin d’en démocratiser l’accès. Le gouvernement adopte alors progressivement une série de lois qui conduisent, notamment, à la création du ministère de l’Éducation par l’Assemblée nationale (13 mai 1964) et à la création du Conseil supérieur de l’éducation cette même année.
Ce 50e anniversaire constitue l’occasion de mettre en lumière le chemin parcouru en matière d’éducation, tant sur le plan de la scolarisation de la population québécoise, sur le plan politique et administratif, que sur celui de l’avancement de la recherche en éducation. Il constitue également l’occasion de faire un bilan du système d’éducation québécois et des défis qui attendent la société québécoise et les partenaires de l’éducation pour les prochaines années.
De fait, la société québécoise doit relever les défis du 21e siècle à la fois au niveau national et international, par exemple : la richesse de l’apport de l’immigration au Québec et la situation particulière de la langue française au Québec; l’importance du savoir, de la créativité et de l’innovation notamment technologique; la nécessité de l’apprentissage tout au long de la vie; les enjeux incontournables du développement durable et de l’évolution démographique (Conseil supérieur de l’éducation, 2010). Dans cette perspective, le système d’éducation québécois doit continuer de se positionner parmi les plus performants au monde.
Ce colloque fournira un espace d’échange et de discussion entre les partenaires afin de réfléchir collectivement aux fondements et aux visées de l’éducation pour l’avenir.