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Marie-Hélène Constant : Université de Montréal
La présente communication propose d'interroger, au théâtre contemporain, au théâtre contemporain, la violence dans le langage comme modalité de négociation avec le réel et propose de considerer, ici, le réel principalement dans son rapport au spectateur et au monde obscène. Dans un premier temps, nous mettrons en lumière, à l’aide d’extraits de l’analyse de la pièce Rouge gueule d’Étienne Lepage, un langage désubjectivé (Gilles Deleuze et Félix Guattari, Pierre Ouellet) au cœur duquel la présence de l'altérité remplace une certaine aliénation. Inscrivant notre démarche à la croisée des études littéraires et théâtrales, à la suite des travaux de Marion Chénetier-Alev sur l'oralité au théâtre, nous exposerons à la fois la violence faite au dispositif théâtral et aux lecteurs-spectateurs dans l'espace du théâtre rendu possible par la violence du langage. Notre réflexion se posera finalement dans une visée plus large, interrogeant l'inscription du théâtre in-yer-face britannique (Sarah Kane) et de ses répercussions dans le théâtre québécois contemporain, en soulignant la connaissance de la dramaturgie québécoise dont fait preuve la pièce. En ce sens, nous voulons aussi penser le langage inventé par le jeune dramaturge comme offrant le contrepoint à un certain cynisme contemporain et imposant un langage riche et conscient de son histoire.
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