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Le bois classé mécaniquement (bois MSR) : une opportunité pour les scieries de la Côte-Nord

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Normand Paradis : Université Laval

Résumé de la communication

Une étude a été menée à l'été 2011 dans trois unités d'aménagement situées près du barrage de Manic V sur la Côte-Nord. Notre objectif était de déterminer le potentiel de la ressource pour la production de trois grades de bois classé mécaniquement (bois MSR) en utilisant la vitesse de propagation des ondes mécaniques prise sur l'arbre debout. Les résultats ont montré qu'il est possible de faire une discrimination entre les peuplements en ce qui concerne la qualité de la ressource. Avec une mesure de la vitesse du son sur l'arbre et le diamètre de celui-ci, nous pouvons estimer le module d'élasticité statique (MOEstat) des planches (R2=0,41) de manière à évaluer le taux de passage des pièces produites pour différents grades MSR. Nous avons obtenu les proportions suivantes pour trois grades MSR, en considérant uniquement la ressource en épinette noire.

1. 1650Fc-1.5E Taux de passage de 92%;

2. 2100Fc-1.8E Taux de passage de 58 à 71% selon la structure du peuplement;

3. 2400Fc-2.0E Taux de passage de 20 à 44% selon la structure du peuplement.

Par la suite, une analyse par simulation dans LogiLab (revenu maximum) a permis d'estimer les revenus potentiels associés à une production de bois MSR par rapport à une production de bois d'œuvre classé visuellement. Selon les simulations, une usine ayant une capacité de transformation de 100 000 m3, pourrait générer un revenu additionnel pouvant atteindre jusqu'à $420 000 annuellement.

Résumé du colloque

Au cours des dix dernières années, l’industrie forestière au Québec a été confrontée à une réalité économique difficile, ce qui a mené à une réduction de la demande pour les produits traditionnels du bois. Cette conjoncture a stimulé le développement de nouveaux produits d’origine lignocellulosique provenant du bois et de la fibre de bois, augmentant ainsi l’importance de l’industrie des matériaux d’origine lignocellulosique pour l’économie québécoise. Nous entrons dans une nouvelle ère, au cours de laquelle le bois et la fibre de bois seront transformés en de multiples bioproduits en adoptant une approche de bioraffinage : 1) bioénergie pour chauffer nos maisons et alimenter nos véhicules; 2) produits biochimiques pour fabriquer des solvants, des plastiques et des produits à haute valeur ajoutée pour les secteurs agroalimentaire, cosmétique et pharmaceutique; 3) biomatériaux novateurs tels que le papier « intelligent » et les produits structuraux et d’apparence en bois d’ingénierie.

Le potentiel pour l’utilisation de la nanocellulose dans les composites à base de bois, ainsi que le besoin de développer des liens entre l’industrie chimique et l’industrie forestière afin d’assurer la prospérité future de cette dernière, seront abordés par nos conférenciers invités. Ce colloque présentera également des résultats de recherche sur les nouveaux produits d’origine lignocellulosique actuellement en développement au Québec ou ailleurs. Les conférences couvriront divers sujets, incluant : 1) la valorisation et la production de matériaux composites à base de bois; 2) les propriétés physiques, mécaniques et thermiques de composites bois-plastiques et bois-aluminium; 3) les propriétés (chimiques, mécaniques, etc.) et les diverses utilisations des fibres lignocellulosiques et des extraits du bois.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
manager icon Responsables :
Alain Cloutier
section icon Date : 13 mai 2014

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