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Cécilia Mornata : Université de Genève
Le sentiment de sécurité psychologique étudié notamment par Edmondson (1999) et Carmeli (2007), découle de la perception que le collaborateur a de la bienveillance de ses collègues et de sa hiérarchie vis-à-vis de l'erreur et qu'il se construit à partir d'une évaluation de la qualité des interactions de l'équipe.
Ce sentiment est une condition importante pour l'engagement et l'apprentissage du collaborateur en situation de travail (Mornata, 2013, 2014). Sur la base d'éléments empiriques, nous montrerons que ce sentiment, par sa contingence et sa nature systémique, est un levier de résilience important en situation de vulnérabilité, permettant au collectif et à l'individu d'apprendre en situation de travail.
Crise, incertitude, complexité, turbulence, autant de mots qui caractérisent l’environnement dans lequel nous vivons aujourd’hui. Les individus, les organisations et les sociétés ont à faire face à des crises individuelles ou collectives, à des catastrophes naturelles, à des perturbations climatiques qui les ébranlent. Cet état de fait est certainement à l’origine, depuis les années 90, de la croissance spectaculaire des publications dans la recherche sur les dimensions humaines du changement environnemental global, particulièrement dans les domaines de connaissance que sont ceux de la vulnérabilité, de la résilience et de l’adaptation (M. A. Janssen, 2006). Les concepts de vulnérabilité et de résilience qui nous intéressent spécifiquement dans ce colloque ont été repris dans de nombreuses disciplines différentes, dont la géographie, la science politique, l’économie, l’écologie, les sciences environnementales, la psychologie, l’archéologie, les mathématiques, l’ingénierie, etc. Toutefois, force est de constater qu’en management et en gestion des personnes en milieu de travail, les concepts de vulnérabilité et de résilience sont plus récents et gagnent donc à être étudiés plus en profondeur. Au sein des organisations, les vulnérabilités sont de plusieurs natures. Le recours à une approche basée sur le concept de résilience, plutôt que de s’opposer directement à l’aléa (Dauphiné, 2007), vise à anticiper les crises, à comprendre qu’elles résultent à la fois d’une accumulation de fragilités et d’aveuglements à la présence de ces vulnérabilités (Turner, 1976; Roux-Dufort, 2010; etc.). L’objectif de ce colloque est de réunir des chercheurs et professionnels autour de ces deux thèmes interreliés que sont la vulnérabilité et la résilience, tant au niveau individuel qu’organisationnel.