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François Lareau : Université de Montréal
Nous démontrerons qu'il existe en français non pas une, mais deux catégories flexionnelles liées aux temps verbaux: une qui situe le point de référence par rapport au moment d'élocution, et l'autre qui situe les faits par rapport à ce point de repère. Ces deux catégories ne sont pas en compétition mais sont plutôt complémentaires: tout verbe à l'indicatif doit porter un sens de chacune de ces catégories. En plus de ces deux catégories temporelles, nous distinguons trois phases, qui ne situent pas directement les faits dans le temps mais qui dénotent plutôt un des trois intervalles de temps divisés par le fait (avant, pendant et après). Nous démontrerons que ce découpage des formes de l'indicatif explique de façon élégante un certain nombre de phénomènes. Notre modèle rend compte de formes souvent ignorées par les grammaires, comme "allait Vinf", "aurait Vpp", ou les formes surcomposées. La différence sémantique entre imparfait, passé simple et passé composé s'explique sans avoir recours à une catégorie d'aspect. Notre découpage permet de bien modéliser la concordance des temps, et ce même lorsque ces temps portent un sens modal. Enfin, la distinction entre ces deux catégories de temps met en lumière les liens sémantiques étroits qui existent entre le présent et l'imparfait, et explique pourquoi ces deux temps, mais pas les autres, peuvent se combiner au subjonctif en français littéraire ou vieilli.
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