Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Elise Smith : Université de Montréal
L'auteur qui appose son nom à une publication universitaire sera reconnu pour sa contribution à l'avancement des connaissances et devra également en assumer la responsabilité. Il existe une variété de pratiques reliées à la distribution de la signature savante dans les collaborations de recherche. Par exemple, les individus peuvent être nommés en ordre alphabétique ou selon l'importance de leurs contributions à la recherche publiée. Ces pratiques varient souvent en fonction de la discipline et du champ d'études. Dans le contexte de recherche multidisciplinaire, il existe plusieurs normes différentes concernant la distribution de la signature scientifique qui peuvent créer une confusion, voire des situations conflictuelles. Dans cette présentation, je propose un cadre conceptuel pour promouvoir la répartition « juste » de la signature scientifique dans les équipes multidisciplinaires. Je soutiens que l'utilisation du Contractualisme de Thomas M. Scanlon peut aider au développement de principes pour la distribution de la signature scientifique. Plus spécifiquement, je vais développer l'argumentaire pour l'application de quatre principes : le mérite, la juste reconnaissance, la transparence et la collégialité. Dans une phase ultérieure de ma recherche, le cadre théorique proposé sera à la base d'un outil pratique pour la distribution « juste » de la signature scientifique qui a comme but de promouvoir une distribution justifiable et non arbitraire de la signature scientifique.
À l’heure où le Québec vient de se doter d’une Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI), il paraît tout à fait opportun de se pencher sur les questions de conduite responsable en recherche. La PNRI nous rappelle à juste titre que « l’excellence en recherche et son rayonnement sont indissociables de l’éthique de la recherche et de l’intégrité scientifique. Dans un environnement de recherche de plus en plus complexe et internationalisé, la communauté scientifique doit répondre aux plus hauts standards en matière d’intégrité. » Ce passage de la PNRI illustre à quel point la recherche est devenue complexe pour les chercheurs québécois, les confrontant à des dilemmes quant à leurs responsabilités professionnelles. Face à ces dilemmes, les chercheurs vivent des pressions susceptibles de bousculer les valeurs éthiques sous-jacentes à la culture de la recherche. Il est donc important qu’ensemble les acteurs du milieu de la recherche du Québec développent une réflexion qui permette de délimiter les paramètres de la conduite dans ce nouvel environnement de recherche, des paramètres qui soient respectueux des valeurs de l’éthique en recherche.
Cet atelier aura pour thème trois facettes importantes de la conduite responsable en recherche : 1) l’encadrement normatif mis en place au Québec en la matière, 2) les défis et responsabilités institutionnelles dans l’établissement d’un environnement favorable à la conduite responsable en recherche; et 3) les défis particuliers auxquels sont confrontés les chercheurs dans leur pratique professionnelle en ce qui a trait à la conduite responsable. En ce sens, le Fonds de recherche du Québec (FRQ) suggère une réflexion avec des acteurs clés du milieu afin de mieux souligner l’importance de promouvoir la conduite responsable en recherche dans le milieu de la recherche québécois tout en s’inspirant des valeurs et des réalités actuelles de ce milieu.
Titre du colloque :
Thème du colloque :