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Pierre Lucier : INRS - Institut national de la recherche scientifique
Les politiques publiques promeuvent des visées et des perspectives dont les facteurs d'émergence sont nombreux et complexes. Contextes socio-historiques, attentes sociales, conjonctures économiques, préférences politiques, dispositifs institutionnels, valeurs de référence, statut des promoteurs, modes d'élaboration constituent autant de variables essentielles à la compréhension de leur teneur socioculturelle et politique et à la saisie de leur signification proprement éducative. Dans cette communication, on s'emploiera à identifier les principaux modèles qui, depuis la «Grande Charte» des années 1960, ont ponctué la production des politiques québécoises en éducation. On tentera dès lors aussi d'en mesurer la portée, le potentiel de structuration et la durabilité.
Au cours des années 1960, dans la foulée de la publication du rapport de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la province de Québec (rapport Parent), le gouvernement québécois a entrepris une réforme majeure du système d’éducation, jusqu’alors pris en charge principalement par l’Église, afin d’en démocratiser l’accès. Le gouvernement adopte alors progressivement une série de lois qui conduisent, notamment, à la création du ministère de l’Éducation par l’Assemblée nationale (13 mai 1964) et à la création du Conseil supérieur de l’éducation cette même année.
Ce 50e anniversaire constitue l’occasion de mettre en lumière le chemin parcouru en matière d’éducation, tant sur le plan de la scolarisation de la population québécoise, sur le plan politique et administratif, que sur celui de l’avancement de la recherche en éducation. Il constitue également l’occasion de faire un bilan du système d’éducation québécois et des défis qui attendent la société québécoise et les partenaires de l’éducation pour les prochaines années.
De fait, la société québécoise doit relever les défis du 21e siècle à la fois au niveau national et international, par exemple : la richesse de l’apport de l’immigration au Québec et la situation particulière de la langue française au Québec; l’importance du savoir, de la créativité et de l’innovation notamment technologique; la nécessité de l’apprentissage tout au long de la vie; les enjeux incontournables du développement durable et de l’évolution démographique (Conseil supérieur de l’éducation, 2010). Dans cette perspective, le système d’éducation québécois doit continuer de se positionner parmi les plus performants au monde.
Ce colloque fournira un espace d’échange et de discussion entre les partenaires afin de réfléchir collectivement aux fondements et aux visées de l’éducation pour l’avenir.