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Martine Cloutier : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
L'amélioration des pratiques de gestion en milieu scolaire est un enjeu important pour relever le défi de la réussite des élèves. De plus en plus, la recherche démontre l'efficacité de certaines approches à partir de résultats obtenus au regard de différentes situations (Archambault et al., 2006; CSE, 2009). En parallèle, des modèles prescriptifs, comme la gestion axée sur les résultats (GAR), sont implantés dans les écoles et entraînent des défis importants aux directions qui doivent créer les conditions propices à la participation effective des acteurs de l'école à toutes les étapes du processus de gestion (Dembélé et al., 2013, p.105). D'autres recherches, qui s'inscrivent dans une perspective de comportement organisationnel, s'attardent davantage à comprendre comment des facteurs personnels peuvent influencer la façon d'intervenir dans un contexte donné. Parmi ces facteurs, il y a les préoccupations des agents de changement à l'égard d'un objet dont ils ont la responsabilité de la mise en œuvre (Cloutier, 2007; Meunier, 2010). Partant du contexte de la GAR, notre communication présente les résultats préliminaires d'une recherche qualitative menée auprès de 33 directions d'école primaire dans le but d'identifier leurs préoccupations en lien avec la GAR et de voir s'il existe un lien entre ces préoccupations et les stratégies utilisées. Également, nous verrons si la GAR, comme modèle de gestion prescriptif, influence le choix des stratégies.
Les systèmes d’éducation sont en constante transformation depuis des décennies. Toutefois, confrontée à une réalité sociale, économique et technologique sans précédent, l’ampleur des changements semble avoir atteint son point culminant, comme en fait foi le rapport 2013 de l’OCDE portant sur les grandes mutations qui transforment l’éducation. Dans ce contexte d’incertitude et de mouvance des structures, la créativité et l’innovation sont plus que jamais mises à l’épreuve, tant pour la recherche que dans la gestion de l’éducation. Or, si l’innovation en éducation n’est pas un fait nouveau, sa nécessité semble avoir pris une dimension considérable, comme en témoigne l’émergence très récente de multiples périodiques sur le sujet et l’annonce du gouvernement du Québec d’un investissement de 3,7 milliards de dollars en recherche et innovation. Si, théoriquement, la nécessité d’être créatif et d’innover est un prérequis pour la recherche, une préoccupation en ce qui concerne la gestion avait été soulevée à ce sujet par le Conseil supérieur de l’éducation il y a déjà plus de 20 ans. Dans son rapport sur La gestion de l’éducation : nécessité d’un autre modèle (CSE, 1993), le CSE recommandait de favoriser activement l’innovation dans les milieux éducatifs. Cette recommandation s’avère plus qu’actuelle et pertinente aujourd’hui, alors que la complexité de la gestion en milieu scolaire doit s’intégrer dans un mode de gouvernance de plus en plus normatif et prescriptif.
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