Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Judith Emery-Bruneau
Le slam est une performance poétique, soit un genre qui donne une forme orale au poème écrit (Faucher, 2006) en se matérialisant dans le cadre d'une joute entre plusieurs slameurs. Apparu en 1985 à Chicago, il a démocratisé la poésie en permettant à quiconque de produire une performance poétique de trois minutes dans le cadre de joutes organisées (Smith, 2009). Dès lors, ce fut une révolution dans le milieu de la poésie (Gregory, 2008). Au Québec, le slam est apparu en 2006. Cette pratique sociale a aussitôt transformé la façon d'enseigner la poésie : dans le programme de français du secondaire et dans la Progression des apprentissages (2011), ce genre est désormais prescrit. Le slam a été étudié dans une perspective ethnologique pour connaitre l'engagement des poètes dans ce nouveau mouvement artistique (Gregory, 2008). Toutefois, étudié dans une perspective didactique, soit comme pratique sociale de référence (Martinand, 1986), ce genre n'a pas fait l'objet de recherche bien qu'il participe au renouvèlement de l'enseignement de la poésie. Nous présenterons donc les résultats d'une recherche qui a pour objectif d'analyser les discours, les signes et les codes du slam en tant que pratique sociale et de comprendre comment cette pratique sociale s'est didactisée à l'école. Des séquences d'enseignement du slam ont été l'unité d'analyse retenue pour en étudier la transposition didactique, que nous expliquerons sous trois angles : les choix politiques, la cohérence et les écarts.
Ce colloque traite de l’oral et de sa didactique. Plus précisément, il concerne le français oral et sa didactique du préscolaire à l’université, en langue première, seconde et étrangère, et il touche également la formation initiale des enseignants ainsi que celle des formateurs universitaires. Depuis les neuf derniers congrès de l’Acfas, des chercheurs se sont réunis dans neuf colloques consacrés au français oral et à la didactique de l’oral. Au fil des ans, ils ont fait un tour d’horizon des acquis et des innovations en didactique de l’oral, traité de la place des savoirs oraux et de leurs liens avec l’identité culturelle, fait un premier bilan de la réforme en enseignement de l’oral, réfléchi aux méthodes de recherches en didactique de l’oral et traité du lien entre le français oral en langue première et en langue seconde. Ils se sont aussi penchés plus particulièrement sur les discours oraux des élèves et des enseignants ainsi que sur la question de la formation en français oral et en didactique de l’oral. Cette année, il sera question de l’articulation oral-écrit et des différents dispositifs didactiques qu’il est possible de mettre en place en classe de français et dans les différentes disciplines pour enseigner la langue orale, et ce, autant en ce qui concerne la production que la compréhension au primaire et au secondaire. Les moyens et les outils d’évaluation de la langue orale seront également abordés. Il sera question des avancées dans ce volet de la didactique de l’oral qui est encore trop peu développé. La compétence orale des futurs enseignants et des formateurs universitaires occupera aussi une place importante dans ce colloque étant donné l’intérêt grandissant à propos de cette compétence dans les différentes universités francophones. Pour terminer, mentionnons que cinq ouvrages collectifs ont résulté des neuf colloques sur la langue orale et la didactique de l’oral et qu’un sixième ouvrage est en préparation.
Thème du colloque :