Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Jeanne Koudogbo : Université de Sherbrooke
La résolution de situations-problèmes mathématiques peut s'avérer un défi important pour les élèves en difficultés. Nous partons de l'hypothèse que le travail sur de telles situations peut être bénéfique pour ces élèves et qu'il faut les amener à développer leur potentiel mathématique en créant des conditions favorables à leur engagement et à l'apprentissage des concepts mathématiques. Ainsi, une enseignante avec qui nous avons collaboré, crée un dispositif sous forme d'une séance avec les élèves en difficulté, 2 jours avant la résolution d'une situation-problème. Elle leur explique la situation et leur demande d'anticiper ce qu'ils devront faire en classe. Les travaux de Chevallard (1995), Tambone (2008), etc., ont servi à caractériser les systèmes didactiques principal et auxiliaire et le triplet des genèses.
Dans cette communication nous présentons et analysons ce dispositif d'aide ainsi que les 4 fonctions potentielles qui en émergent. Ce sont : une fonction chronogénétique liée au temps supplémentaire donné aux élèves en difficulté pour rencontrer le problème avant son traitement en classe; une fonction topogénétique permettant d'assumer leur position d'élève; une fonction mésogénétique pour rencontrer les paramètres de la situation et une dialectique entre la suspension et l'anticipation de l'action.
Actuellement, des pratiques d’aide et des dynamiques collaboratives se déploient, à l’école et dans divers établissements, selon les textes officiels en vigueur. Elles mettent en scène plusieurs acteurs de la sphère éducative concernés par le projet de l’élève à besoins particuliers. Une des réponses du système éducatif à de tels enjeux consiste à étoffer les pratiques d’enseignement-apprentissage, à renforcer les pratiques professionnelles et à conjuguer les compétences des professionnels de divers secteurs. Ce colloque met l’accent sur la comparaison des perceptions des acteurs (en particulier ceux de l’enseignement spécialisé). Il aborde les interprétations des notions d’intégration, d’inclusion et d’adaptation. Il cible aussi la manière dont ces acteurs opèrent au sein des systèmes éducatifs français, suisse et canadien pour inclure, intégrer des élèves à besoins particuliers, ou encore adapter les pratiques destinées à ces derniers, dans des services de différents niveaux (préscolaire, primaire, secondaire...). Quatre angles disciplinaires seront privilégiés pour apporter un éclairage pluridisciplinaire à ce colloque : didactique, didactique professionnelle, psychologie et sociologie. Il s’agit : 1) d’interroger ce qui relève de l’inclusion, de l’intégration et de l’adaptation dans le domaine de l’enseignement spécialisé, en prenant appui sur des références historiques et en relevant l’évolution des significations pour ces dénominations; 2) d’identifier, de comprendre et de comparer des mises en œuvre des pratiques collaboratives; 3) d’interroger sur le plan des apprentissages les types de besoins spécifiques des élèves; et 4) de comparer les dispositifs ou d’autres stratégies d’accompagnement des acteurs agissant auprès des élèves à besoins particuliers.
Thème du colloque :