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Apport de la correction atmosphérique de l'imagerie Landsat 5 et 7 pour l'identification des îlots de chaleur de surface à Montréal

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Arouna Berthe : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Cette recherche porte sur l'apport des corrections atmosphériques qui s'imposent de nos jours comme une étape critique dans le traitement des images satellitaires, particulièrement pour la détection des îlots de chaleur urbains de surface (ICU). Elles visent à soustraire du signal mesuré au capteur, celui induit par les effets de l'atmosphère afin d'obtenir un signal « vrai ». Les six images Landsat 5 et 7, corrigées dans cette étude avec les logiciels REFLECT et PCI (Geomatica), indiquent que les corrections atmosphériques rehaussent systématiquement les températures de surface. Le gain moyen obtenu est de : +8°C sur les surfaces très minéralisées, +5°C sur les secteurs résidentiels, et +4 °C sur les espaces végétalisés. Des mesures de validation réalisées sur le terrain au moment d'un passage satellite le 14 juillet 2011 indiquent que les résultats de l'imagerie corrigée sont sensiblement plus proches des observations in situ. Des surfaces de gravier sont passées de 32°C à 42°C après corrections, ce qui correspond davantage aux mesures manuelles. L'importance des gains restitués soulève la question d'une sous-estimation systématique de l'intensité des ICU de surface de Montréal en période estivale dans les études antérieures des climats urbains qui n'appliquaient pas de correction atmosphérique.

Résumé du colloque


Réduction des risques naturels, quel bilan pour le Québec?

Les risques naturels ont un coût économique et humain sans cesse croissant. L’Organisation météorologique mondiale s’est fixé comme objectif de réduire de moitié, à l’horizon 2019, la mortalité moyenne causée par les risques naturels d’origine météorologique, hydrologique et climatique par rapport à la moyenne de dix ans, en prenant comme référence la période 1994-2013.

Au Québec, si le nombre de victimes à déplorer est certes substantiellement moins élevé que dans d’autres régions du globe, il n’en reste pas moins que les efforts de prévention devraient prendre en compte cet objectif. Rappelons-nous le Saguenay en juillet 1996!

C’est également du point de vue des pertes économiques que des efforts supplémentaires devraient être réalisés. L’OMM établit un constat fort intéressant en chiffrant le coût des opérations de rétablissement après un sinistre par rapport à celui d’une meilleure préparation pour un même événement. Ainsi, elle estime que « chaque dollar investi dans la préparation aux catastrophes naturelles permet d’économiser les sept dollars qu’il aurait fallu dépenser pour remédier aux pertes économiques occasionnées ». C’est bien la première fois qu’une telle comparaison est mise de l’avant.

Le Plan national sur la sécurité civile au Québec (PNSC), issu de la Loi sur la sécurité civile publiée en 2001, est continuellement mis à jour à la lumière des événements qui se sont produits, mais aussi des expériences en matière de gestion de risques. Une nouvelle mouture de la Loi sur la sécurité civile s’impose-t-elle pour tenir compte d’objectifs nouveaux et d’une réalité changeante? Dans ce contexte, la pertinence des recherches sur les risques et sur leur gestion dans une optique de réduction des impacts apparaît d’autant plus grande, et ceci autant à la lueur des expériences et expertises québécoises que de celles provenant de l’international.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 14 mai 2014

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