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Etienne Jarry-Boileau : UQAM - Université du Québec à Montréal
Cette présentation vise à comprendre, dans le contexte québécois de la GIEBV, la ressource en eau dans le bassin versant Petite Nation, comprenant l'analyse ainsi que la caractérisation des paramètres physiographiques, hydro-climatiques, ainsi que l'utilisation du sol dans ce bassin versant. Des traitements statistiques des données hydrologiques sont appliqués dans l'optique de comprendre les changements éventuels au niveau de la ressource en eau dans ce bassin versant. Des interpolations ainsi que des extrapolations de données sont effectuées dans le but d'évaluer les variations des débits extrêmes ainsi que les risques qui leur sont associés dans le bassin versant Petite Nation. L'application du logiciel HYFRAN pour l'évaluation des débits extrêmes selon les différentes lois statistiques ainsi que leurs validations avec les différents tests statistiques permet d'obtenir la loi d'ajustement la plus fiable.
Suite à l'application du logiciel HYFRAN, certains problèmes de représentations graphiques furent rencontrés, principalement au niveau des débits extrêmes d'étiages. Les résultats obtenus permettent d'aider à l'application d'une politique de gestion des risques face aux débits extrêmes dans le bassin versant Petite Nation et même l'utilisation de celle-ci dans les bassins versants avoisinants.
Réduction des risques naturels, quel bilan pour le Québec?
Les risques naturels ont un coût économique et humain sans cesse croissant. L’Organisation météorologique mondiale s’est fixé comme objectif de réduire de moitié, à l’horizon 2019, la mortalité moyenne causée par les risques naturels d’origine météorologique, hydrologique et climatique par rapport à la moyenne de dix ans, en prenant comme référence la période 1994-2013.
Au Québec, si le nombre de victimes à déplorer est certes substantiellement moins élevé que dans d’autres régions du globe, il n’en reste pas moins que les efforts de prévention devraient prendre en compte cet objectif. Rappelons-nous le Saguenay en juillet 1996!
C’est également du point de vue des pertes économiques que des efforts supplémentaires devraient être réalisés. L’OMM établit un constat fort intéressant en chiffrant le coût des opérations de rétablissement après un sinistre par rapport à celui d’une meilleure préparation pour un même événement. Ainsi, elle estime que « chaque dollar investi dans la préparation aux catastrophes naturelles permet d’économiser les sept dollars qu’il aurait fallu dépenser pour remédier aux pertes économiques occasionnées ». C’est bien la première fois qu’une telle comparaison est mise de l’avant.
Le Plan national sur la sécurité civile au Québec (PNSC), issu de la Loi sur la sécurité civile publiée en 2001, est continuellement mis à jour à la lumière des événements qui se sont produits, mais aussi des expériences en matière de gestion de risques. Une nouvelle mouture de la Loi sur la sécurité civile s’impose-t-elle pour tenir compte d’objectifs nouveaux et d’une réalité changeante? Dans ce contexte, la pertinence des recherches sur les risques et sur leur gestion dans une optique de réduction des impacts apparaît d’autant plus grande, et ceci autant à la lueur des expériences et expertises québécoises que de celles provenant de l’international.
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