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Susan Drejza : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Dans l'est du Québec un tiers de la population et près de 60 % des routes nationales sont situées à moins de 500 m des côtes. Cette étude menée pour le ministère des Transports du Québec (MTQ) a pour but de mieux connaitre, comprendre et quantifier la vulnérabilité des 2258 km de leurs routes de l'est du Québec à l'érosion et à la submersion dans un contexte de changements climatiques. Nous avons créé une base de données géoréférencées pour les 3867 km de côtes à l'étude. Elle inclut la numérisation de la ligne de rivage, la caractérisation de la dynamique hydrosédimentaire, des principaux types de côtes, de leur état et des structures de protection. Ensuite, l'exposition de la route à l'érosion, soit le nombre potentiel d'années avant qu'elle ne soit affectée, a été déterminé à partir de la sensibilité de la côte à l'érosion et de la distance entre l'infrastructure et la côte. Puis, l'exposition à la submersion, soit l'épaisseur d'eau potentielle sur la route, a été déterminée avec les niveaux d'eau atteints sur le terrain comparés à l'altitude de la route. Les résultats indiquent que plus de 33 km de route sont exposés de manière imminente à l'érosion (un seul évènement érosif peut les affecter), alors que 623 km supplémentaires seront exposés d'ici 2100. Actuellement, durant les tempêtes, 96 km sont potentiellement submersibles. Les bases de données et les recueils de cartes ont été remis au MTQ afin de contribuer à l'amélioration de la gestion des routes côtières.
Réduction des risques naturels, quel bilan pour le Québec?
Les risques naturels ont un coût économique et humain sans cesse croissant. L’Organisation météorologique mondiale s’est fixé comme objectif de réduire de moitié, à l’horizon 2019, la mortalité moyenne causée par les risques naturels d’origine météorologique, hydrologique et climatique par rapport à la moyenne de dix ans, en prenant comme référence la période 1994-2013.
Au Québec, si le nombre de victimes à déplorer est certes substantiellement moins élevé que dans d’autres régions du globe, il n’en reste pas moins que les efforts de prévention devraient prendre en compte cet objectif. Rappelons-nous le Saguenay en juillet 1996!
C’est également du point de vue des pertes économiques que des efforts supplémentaires devraient être réalisés. L’OMM établit un constat fort intéressant en chiffrant le coût des opérations de rétablissement après un sinistre par rapport à celui d’une meilleure préparation pour un même événement. Ainsi, elle estime que « chaque dollar investi dans la préparation aux catastrophes naturelles permet d’économiser les sept dollars qu’il aurait fallu dépenser pour remédier aux pertes économiques occasionnées ». C’est bien la première fois qu’une telle comparaison est mise de l’avant.
Le Plan national sur la sécurité civile au Québec (PNSC), issu de la Loi sur la sécurité civile publiée en 2001, est continuellement mis à jour à la lumière des événements qui se sont produits, mais aussi des expériences en matière de gestion de risques. Une nouvelle mouture de la Loi sur la sécurité civile s’impose-t-elle pour tenir compte d’objectifs nouveaux et d’une réalité changeante? Dans ce contexte, la pertinence des recherches sur les risques et sur leur gestion dans une optique de réduction des impacts apparaît d’autant plus grande, et ceci autant à la lueur des expériences et expertises québécoises que de celles provenant de l’international.
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