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Nadler Nahindy Simon : UQAM - Université du Québec à Montréal
Dans les conditions naturelles des décharges publiques, le gypse présent dans les résidus de placo-plâtre représente un risque majeur pour la qualité de l’environnement. Les dépôts humides peuvent permettre la libération et la lixiviation d’ions sulfate (SO42-) vers les eaux souterraines à des concentrations très toxiques (250 - 1500 ppm). En outre, leur compaction crée souvent un milieu anaérobique qui stimule la croissance de bactéries sulfato-réductrices (Desulfovibrio desulfuricans). Celles-ci produisent des émissions gazeuses de sulfure d’hydrogène (H2S) qui génèrent des odeurs nauséabondes pouvant provoquer l’arrêt respiratoire chez l’être humain à des concentrations létales (≥250 ppm).
Ce travail propose différentes méthodes susceptibles d’assurer une gestion économique et respectueuse de l’environnement des résidus de placo-plâtre. Il suggère d’intervenir suivant deux leviers d’action : i) en amont de la phase d’enfouissement par la Réduction, le Réemploi, le Recyclage et la Valorisation des résidus (Principe des 3RV); et ii) au moment de la phase d’enfouissement en procédant au traitement chimique, physico-chimique ou biologique des résidus.
Nous concluons que l’application du principe des 3RV et le recouvrement des sites d’enfouissement par des matériaux alcalins tels que des résidus de béton, d’agrégats (roches calcaires), de cendres peuvent s’avérer une alternative très prometteuse pour une gestion durable des résidus de placo-plâtre au Québec.
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