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Le hasard, disait Kant, se produit à la rencontre de deux séries nécessaires. L'innovation que sont les Ateliers des savoirs partagés de Saint-Camille (MRC Des Sources) est un tel lieu d'apparition de l'imprévisibilité. La mise en rapport des compétences, connaissances et réflexions de personnes issues du milieu universitaire et de personnes issues de la pratique quotidienne ne produit pas un « savoir moyen » ou un métissage, mais un dialogue dont la dynamique est en continuelle redéfinition, tant dans ses objectifs que dans ses modalités. C'est dans ce dialogue que réside la leçon des Ateliers telle qu'on peut la concevoir en ce moment : le savoir n'est pas un ensemble de choses qu'on accumule (conception « bancaire »), mais un ensemble flou de compétences, de potentialités applicables dans un univers mouvant. Cette communication présente les motivations qui permirent la mise sur pied des Ateliers des savoirs partagés, décrit les évolutions de ce projet et cherche à cerner ses aboutissements. Sans préjuger des interprétations des acteurs-terrain, elle propose une vision itérative et processuelle de l'émergence de l'innovation et, en particulier, de sa solidification dans une démarche qui se reconnaît elle-même comme un dialogue en cours plutôt que comme un aboutissement.
Hermès, messager des Dieux, celui qui préside aux carrefours, là où se rencontrent ceux qui, venant d'origines différentes, marchent ensemble pendant un temps et poursuivent ensuite leur route.
L’adoption de la Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI) par le gouvernement du Québec interpelle l’ensemble de la société québécoise. Elle vise en particulier le monde de la recherche, mais elle concerne tout autant les acteurs socioéconomiques que les citoyens. Ils sont appelés à accroître leurs capacités créatives et à les mettre au service du bien commun, de la construction d’un Québec plus dynamique et où il fait bon vivre.
La PNRI s’appuie sur les liens entre les chercheurs et la société pour favoriser « un avenir plus riche », voire « le mieux-être des Québécois sur tous les plans : économique, social et humain ». Ce colloque vise à montrer l’importance du social, voire de l’innovation sociale dans cet enrichissement collectif. Nous avons certes besoin de créativité sur les plans technologique et des relations entre les chercheurs et les entreprises, mais nous avons aussi besoin d’une collectivité qui réponde à ses problèmes sociaux d’une façon innovatrice.
On le sait, le Québec a été et demeure un vivier d’innovations sociales. Or, une réflexion sur la mise en relation des acteurs qui les portent et sur la construction d’un système qui permettrait leur diffusion, l’apprentissage collectif et l’amélioration des politiques publiques s’impose afin d’assurer que la création et l’innovation aillent dans le sens du progrès, de l’amélioration du bien-être collectif et que l’enrichissement souhaité bénéficie à tous. Des chercheurs, des acteurs institutionnels et des représentants de la société civile participeront à la réflexion sur la place des innovations sociales dans une société plus créative, mais aussi plus solidaire, où il fait bon vivre.