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Rebecca Ganem : UQAM - Université du Québec à Montréal
La construction identitaire prend appui sur la relation que l’enfant entretient avec son entourage familial et plus tard social. Au-delà des relations verticales aux parents, l'identité se bâtit à partir des relations horizontales comme les relations fraternelles. Peu d'études identifient la contribution de la fratrie dans la construction identitaire individuelle. Cette question devient d'autant plus primordiale dans le mouvement migratoire, où bien souvent, les figures parentales sont fragilisées et le lien fraternel peut apparaître comme fondamental mais peu exploité. Comment le processus migratoire vient-il réaménager les liens fraternels? Ces derniers peuvent-ils servir de support à la négociation identitaire et à l'intégration du sujet migrant?
A partir d'une méthodologie qualitative, nous avons conduit des entrevues semi-structurées avec sept adultes ayant immigré avec un ou des membres de leur famille afin d'explorer l'évolution de leurs relations fraternelles ainsi que leur expérience d'immigration. Notre analyse s’inspire de la méthode de Paillé et Mucchielli (2005) et vise à mettre en évidence des thèmes et des catégories en lien avec nos objectifs et partant du vécu des participants.
Nos résultats révèlent que les frères et sœurs représentent une figure de continuité coexistant avec le déracinement provoqué par l’immigration, contribuent à la création de liens d’affiliation dans la société d’accueil et participent à la renégociation identitaire du sujet.
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