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Nancy Goyette : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
En éducation, la production de connaissances vers des finalités de compréhension oriente souvent la méthodologie vers la recherche qualitative. Cette dernière permet la construction progressive de l'objet d'étude et s'ajuste à la complexité des phénomènes humains et sociaux, tout en combinant plusieurs outils de collecte de données dans une approche inductive (Anadon, 2006). C'est à partir de ce constat qu'une recherche doctorale portant sur le bien-être en enseignement a donc privilégié deux outils de collecte de données. L'entrevue selon la méthode de Seidman (2001; 2006) s'attarde à la signification profonde des concepts à l'étude, ce qui favorise une mise en place du contexte de vie dans lequel évolue le participant pour que le chercheur réussisse à comprendre en profondeur ses propos. La carte heuristique (Buzan, 2010) exige que le chercheur, tout au long des entrevues, élabore simultanément un réseau conceptuel permettant de donner une image générale de sa compréhension du récit du participant dans un souci de triangulation des méthodes. Cet outil est fort utile pour approfondir le sens des propos de ce dernier sachant que «le sens est une construction mentale qui s'effectue à l'occasion d'une expérience, laquelle est mise en relation avec des expériences antérieures» (Blais et Martineau, 2006, p. 3). Cette communication présentera la pertinence de l'emploi de la carte heuristique dans un contexte de collecte de données lors d'une recherche en éducation.
Les sciences de l’éducation ont toujours été un carrefour pour de multiples disciplines scientifiques (Lessard, Altet, Paquay et Perrenoud, 2004). On pense notamment à l’anthropologie, à l’histoire, à la philosophie, à la psychologie et à la sociologie. Or, tout au long du 20e siècle (et plus spécifiquement depuis les quarante dernières années), à cette liste se sont ajoutés de nombreux autres champs de recherche : administration scolaire, andragogie, didactiques, mesure et évaluation, psychopédagogie, etc. Cette multiplicité entraîne non seulement une diversité des objets de recherche, mais aussi une pluralité des approches méthodologiques (Anadon et L’Hostie, 2001; Paquay, Crahay et De Ketele, 2006). Ainsi, au-delà de la distinction classique entre recherche quantitative et recherche qualitative – à laquelle il faut désormais ajouter la recherche mixte –, les chercheurs en éducation ont développé une réflexion méthodologique originale, confrontés qu’ils sont à des objets complexes et à une injonction sociale de plus en plus forte pour que les résultats de recherche nourrissent les pratiques professionnelles (Karsenti et Savoie-Zajc, 2000; Lessard et Meirieu, 2004). Par exemple, les approches associées à la vidéoscopie et les recherches-interventions ont connu un essor fulgurant en sciences de l’éducation. Ce colloque se propose de faire le point sur les avancés en matière de méthodologie pour les recherches en éducation. Il se veut une occasion d’échanges entre chercheurs chevronnés et doctorants sur leurs pratiques méthodologiques en ce qui concerne les pôles épistémologique, théorique, morphologique et technique de la recherche (De Bruyne, Herman et De Schoutheete, 1974).
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