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Félix Lebrun-Paré : UQAM - Université du Québec à Montréal
Suite aux récents événements entourant la question de l'exploitation et du transport des hydrocarbures au Québec, la question de la dépendance au pétrole et des répercussions des changements climatiques sur l'organisation des sociétés fait l'objet d'importants débats, ici comme ailleurs dans le monde. Parmi les acteurs en présence, des organisations internationales peu reconnues pour leurs positions catastrophistes en regard des enjeux socio-écologiques, telles que la Banque HSBC, le FMI et la Banque Mondiale, soulignent l'importance de ces risques pour l'économie globalisée de même que la possible imminence de la fin du pétrole bon marché. Dans ce contexte, on assiste à l'émergence d'une pluralité de conceptions et de discours relativement à la notion de transition en provenance des milieux institutionnels, de pratiques et de recherche. Notons entre autres la transition « vers l'économie verte », vers le « développement durable », le « management » de la transition, la transition sociométabolique et la transition (socio)écologique. Cette communication propose de brosser un bref portrait des différentes propositions de la notion de transition comme processus de transformation écosociale, en insistant sur celle issue du mouvement citoyen des Initiatives de Transition. Nous présenterons également les éléments d'un projet mémoire de maîtrise s'intéressant au phénomène de l'engagement citoyen chez les acteurs d'une Initiative de Transition dans le quartier Villeray, à Montréal.
Au fil des dernières décennies, depuis la lancée du Programme international d’éducation relative à l’environnement de l’UNESCO en 1975, ce champ d’action éducative s’est largement déployé sur le plan théorique et pratique, et s’est modulé en fonction de l’évolution des problématiques socioécologiques, de la réflexion sociale sur le rapport à l’environnement et du foisonnement de l’expérience pédagogique. Imprégnée des préoccupations de développement durable, d’écodéveloppement, de justice écologique, de santé environnementale, d’écologie politique ou de démocratie écologique, l’éducation relative à l’environnement s’est inscrite au fil du temps dans la trame de la contemporanéité et a montré l’importance d’une d’écocitoyenneté. Ce colloque vise à mettre en évidence les repères théoriques qui ont été plus récemment développés ou adoptés ou confirmés dans le champ de la recherche en éducation relative à l’environnement, y incluant les dynamiques de formation.
Plus spécifiquement, les participants seront invités à se pencher sur les repères théoriques contemporains susceptibles de mieux appréhender les défis que pose, pour l’action éducative en matière d’environnement, la cohérence entre l’être et l’agir, entre le savoir, le dire et le faire. À cet effet, les liens entre la construction identitaire (dont l’identité écologique) et l’engagement (dont l’engagement écocitoyen) feront l’objet d’une attention particulière. D’autres thématiques seront également abordées, toujours dans la perspective de partager et de valider des repères pour l’action éducative en matière d’environnement dans le contexte actuel : le rapport aux savoirs (dont le savoir scientifique) et au pouvoir, le rapport à la nature et au territoire, les dynamiques citoyennes et l’intelligence collective, les conditions de l’innovation écosociale, la formation des enseignants et autres éducateurs, le rôle des différents acteurs de la société éducative (médias, musées, ONG, etc.).
Titre du colloque :