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Claire Raven : University of Victoria
Au Québec, plusieurs mesures sont mises en place pour que les immigrants non francophones apprennent le français. Or, jusqu’à maintenant, peu d’écrits se sont penchés sur le processus d’appropriation de la langue française à travers les cours de francisation (Bourassa-Dansereau, 2010), particulièrement chez les femmes immigrantes. Toutefois, des bouleversements de différents ordres tels culturels, identitaires, voire pédagogiques se traduisent chez elles par des difficultés diverses dont précisément la persévérance aux études en cas de retour (Cardu et Sanschagrin, 2002). Notre recherche s’est attardée à décrire et à comprendre leur trajectoire langagière. Cette trajectoire est constituée de la motivation d’accomplissement (Nuttin, 1985), du projet personnel (Boutinet, 1998) et de la socialisation langagière (Ochs et Schieffelin, 1984).
À l’aide de la démarche méthodologique de la biographie langagière (Cognigni, 2009), à travers deux entrevues semi-dirigées et un journal d’apprentissage, nous avons suivi pendant quatre mois neuf femmes immigrantes, classées de niveau intermédiaire. Ainsi, nous avons observé chez les participantes que la narration et l’écriture du projet, de la motivation et de la socialisation langagière - dans et en dehors du cours de francisation - pouvaient contribuer au processus d’alphabétisation, à la reconnaissance de leur culture propre, tout en étant un outil favorisant la motivation à l’apprentissage et la persévérance.
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