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Pier-Alexandre Tardif : Université Laval
Les échecs répétés du projet voulant conférer à la science un fondement irréprochable ont alimenté, selon Quine, une vague de scepticisme épistémique grandissante. Pour l’empirisme logique, la question épistémique a en effet perdu toute pertinence, puisqu’elle ne peut être caractérisée par un algorithme conduisant, en un nombre fini d’étapes, à un résultat valide, en l’occurrence une découverte, ce qui présuppose que la question épistémique ne peut recevoir une réponse adéquate que dans une perspective formaliste ou logico-déductive. Cependant, Quine préconise le naturalisme ou la substitution, en matière épistémique, des théories scientifiques contemporaines sur la connaissance aux spéculations philosophiques traditionnelles concernant un sujet connaissant idéal. Nous porterons ici notre attention sur un détail peu discuté dans la littérature, à savoir la reformulation de la question épistémique en termes behavioristes proposée par Quine dans From Stimulus to Science. Se voulant une réponse à l’échec de l’empirisme logique et au scepticisme épistémique actuel, nous spécifierons d’abord la signification de ce dernier aux yeux de Quine. Nous considérerons ensuite comment sa critique de la distinction analytique-synthétique le conduit à revoir cette question dans une nouvelle perspective où non seulement la distinction n’est pas éliminée, mais encore qui redonne à la question épistémique toute sa pertinence dans la caractérisation de la science en épistémologie contemporaine.
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