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Ahmed Marhfor : UQAT&Chaire Africaine en Innovation et Management Durable, UM6P
Dans cet article, nous étudions comment les activités des analystes financiers affectent le principe de prudence (conservatisme) comptable. Notre objectif est d’examiner si un plus grand suivi de la part des analystes pousse les entreprises à intégrer plus (moins) rapidement les mauvaises (bonnes) informations dans leurs résultats financiers. Une telle pratique est censée empêcher la surévaluation des revenus et des actifs ainsi qu’une sous-évaluation des dépenses et des passifs (Basu 1997). Pour tester nos hypothèses, nous régressons les résultats financiers de chaque firme (variable dépendante) sur les rendements boursiers, le nombre d’analystes par firme et une variable dichotomique égale à 1 lorsque les rendements sont négatifs (mauvaises nouvelles) et 0 sinon. Par ailleurs, nous ajoutons à notre principale formule l’effet d’interaction entre le nombre d’analystes et les deux autres variables indépendantes.
Ce papier contribue à la littérature en appliquant pour la première fois une telle méthodologie à un échantillon de firmes non américaines (notre étude couvre 44 pays). Nos résultats indiquent que les analystes ne jouent pas un rôle positif dans les marchés financiers puisque leurs activités ne permettent pas d’augmenter la sensibilité des résultats financiers aux informations négatives. En fait, plus une entreprise est suivi par un grand nombre d’analystes plus elle fera preuve d’audace dans la détermination de ses bénéfices.
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