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L'épreuve du terrain dans la recherche en sciences de l'éducation – « Le non lieux » de migrants « sans papiers » : quel rapport aux acteurs et au terrain?

JM

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Jerôme Mbiatong : Université Paris-Est Marne-la-Vallée

Résumé de la communication

S'appuyant sur une recherche en cours sur les savoirs informels et les capacités développés en situation de migration clandestine, cette communication est une analyse réflexive de la façon dont nous nous sommes ajustés aux complexités sociales et politiques du terrain, ainsi qu'à l'expérience singulière des individus concernés. L'objectif est mener une réflexion méthodologique sur la construction de la posture de chercheur quand le terrain est à la fois un « non lieux » (Auger, 1992) et le lieu anthropologique d'une communauté de l' « épreuve ». Faire la recherche auprès des migrants clandestins exige de négocier une présence prolongée sur le terrain qui nous remet dans le « paradoxe de l'observateur » (Labov, 1976). Plus que dans d'autres recherches, ce type de terrain oblige le chercheur à confronter et gérer ses affinités sociales, culturelles, symboliques avec celles des participants à différents moments de coproduction que sont l'observation ethnographique et la conversation de terrain (Becker, 2002). Après une présentation du contexte et de la méthode employée, nous examinerons les influences réciproques chercheurs-participants. Nous terminerons par une réflexion sur les enjeuxéthiques d'une telle recherche.

Résumé du colloque

Les sciences de l’éducation ont toujours été un carrefour pour de multiples disciplines scientifiques (Lessard, Altet, Paquay et Perrenoud, 2004). On pense notamment à l’anthropologie, à l’histoire, à la philosophie, à la psychologie et à la sociologie. Or, tout au long du 20e siècle (et plus spécifiquement depuis les quarante dernières années), à cette liste se sont ajoutés de nombreux autres champs de recherche : administration scolaire, andragogie, didactiques, mesure et évaluation, psychopédagogie, etc. Cette multiplicité entraîne non seulement une diversité des objets de recherche, mais aussi une pluralité des approches méthodologiques (Anadon et L’Hostie, 2001; Paquay, Crahay et De Ketele, 2006). Ainsi, au-delà de la distinction classique entre recherche quantitative et recherche qualitative – à laquelle il faut désormais ajouter la recherche mixte –, les chercheurs en éducation ont développé une réflexion méthodologique originale, confrontés qu’ils sont à des objets complexes et à une injonction sociale de plus en plus forte pour que les résultats de recherche nourrissent les pratiques professionnelles (Karsenti et Savoie-Zajc, 2000; Lessard et Meirieu, 2004). Par exemple, les approches associées à la vidéoscopie et les recherches-interventions ont connu un essor fulgurant en sciences de l’éducation. Ce colloque se propose de faire le point sur les avancés en matière de méthodologie pour les recherches en éducation. Il se veut une occasion d’échanges entre chercheurs chevronnés et doctorants sur leurs pratiques méthodologiques en ce qui concerne les pôles épistémologique, théorique, morphologique et technique de la recherche (De Bruyne, Herman et De Schoutheete, 1974).

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
manager icon Responsables :
Stéphane Martineau
section icon Date : 14 mai 2014

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