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Les figures de l'autonomie en francophonie canadienne : résistance/résilience ou marginalisation?

Résumé de la communication

La question de l'autonomie en est une qui anime les communautés politiques de tout acabit, et ce, depuis avant la création du système westphalien d'États-nations. Toutefois, depuis les révision des frontières depuis l'après-Guerre, et particulièrement depuis l'implosion de l'Union soviétique, l'autonomie a pris une couleur plus revendicatrice, en particulier pour les minorités remettant en question l'État-nation unitaire traditionnel. Alors que l'autonomie territoriale est de loin la forme d'autonomie la plus souvent réclamée par les minorités nationales, elle a aussi acquis une connotation négative au sein de la communauté internationale pour sa propension à ouvrir la voie aux demandes sécessionnistes. L'autonomie personnelle ou non-territoriale, pour sa part, a été longtemps laissée pour compte par les minorités parce qu'étant vue comme n'étant pas une reconnaissance assez forte. Elle connaît toutefois, depuis la dernière décennie, un regain d'intérêt dans la communauté intellectuelle, notamment pour sa valeur analytique et parce qu'elle semble moins menaçante à l'égard de l'intégrité du système étatique international.

Résumé du colloque

Ce colloque se veut l’occasion pour les chercheurs universitaires, ainsi que pour les intervenants communautaires et gouvernementaux, de porter un regard neuf sur la francophonie canadienne d’hier et d’aujourd’hui avec, pour lentille, les trois notions suivantes : résistance, résilience et alliances.

Comment ces notions se conçoivent-elles et s’appliquent-elles dans le contexte d’une francophonie non seulement de plus en plus diversifiée, mais peut-être aussi de plus en plus reconnue d’un point de vue juridique et étatique? Comment peut-on les intégrer dans une réflexion plus large sur les conditions d’une francophonie plus forte et mieux portante à l’heure où plusieurs communautés sont toujours aux prises avec un taux d’assimilation croissant et où certaines d’entre elles ont parfois de la difficulté à établir des relations constructives avec d’autres acteurs sociaux, tant à l’intérieur de l’espace communautaire qu’à l’extérieur? Dans quelle mesure ces notions peuvent-elles nous aider à réfléchir autrement à certains défis contemporains liés à la diminution du poids politique des francophones aux différents paliers gouvernementaux, au contexte global d’austérité budgétaire, ou encore à la privatisation croissante des services publics?

Ce colloque propose ainsi de placer les notions de résistance, de résilience et d’alliances au cœur de la discussion de manière à interroger les enjeux de la francophonie canadienne sous un angle différent et envisager de nouvelles avenues de solutions et de réponses. Plus exactement, il s’agit de voir, d’une part, comment ces notions peuvent nous amener à mieux comprendre les capacités d’habilitation, de responsabilisation et d’autodétermination des francophonies minoritaires aujourd’hui et, d’autre part, comment elles peuvent nous permettre d’éclairer leur passé et cerner la spécificité de leur expérience historique.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 14 mai 2014

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