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Les relations et les interactions d'apprentissage intergénérationnel : les indices qui laissent entrevoir des situations de mentorat informel

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Marie-Claude Poliquin

Résumé de la communication

Dans le contexte démographique actuel, caractérisé notamment par le départ à la retraite des Baby-boomers, plusieurs organisations s'intéressent à la question de la transmission intergénérationnelle des savoirs et mettent en place des projets de partage des connaissances entre les générations. L'objectif poursuivi par ces initiatives est de faire en sorte que le bagage de savoirs et compétences des anciens, principalement non formalisés, ne soit pas perdu à leur départ. La recherche initiée par la conférencière s'est penchée sur l'apport de personnes d'une autre génération lors de situations d'apprentissage en cours de pratique syndicale chez des officiers syndicaux, ainsi que les conditions qui les permettent. Un des objectifs était de décrire et qualifier les relations et les interactions qui alimentent le processus d'apprentissage. Les résultats de la recherche laissent voir qu'il existe différentes configurations de relations et d'interactions d'apprentissage intergénérationnel dans les milieux. Cependant, les résultats diffèrents d'un site à l'autre, permettant d'entrevoir l'effet du contexte. Par ailleurs, la contribution et les apprentissages peuvent aussi être distingués selon les configurations de relation et d'interaction.

Résumé du colloque

Depuis les années 1980, le mentorat comme mode d’accompagnement spécifique gagne en popularité. Des programmes de mentorat sont mis en place dans diverses organisations en vue de faire face à de multiples enjeux : attraction, rétention, départ à la retraite, rupture du lien intergénérationnel, insertion et intégration professionnelle, gestion du savoir, etc. (Cuerrier et al., 2003; Lafranchise, 2012). Or, lorsqu’on les examine de plus près, ces programmes n’offrent pas toujours un accompagnement aux attributs spécifiques du mentorat. La confusion entre le mentorat et d’autres modes d’accompagnement, en particulier le coaching, peut engendrer de l’insatisfaction dans les pratiques mentorales (Cuerrier et al., 2003). Dans la littérature scientifique, les conceptions et définitions du mentorat se multiplient. Mentorat traditionnel, mentorat réciproque ou mutuel, mentorat relationnel, mentorat inversé, réseau mentoral... Il devient ardu de bien cerner les contours et les limites du mentorat, ce qui constitue un problème conceptuel, mais aussi pratique pour les organisations qui souhaitent mettre en place un programme de mentorat ainsi que pour les personnes qui y participent. D’autres problèmes concernent les limites du mentorat, comme les conditions personnelles, relationnelles et organisationnelles nécessaires pour établir et maintenir une relation mentorale de qualité (Eby, 2007; Fletcher et Ragins, 2007). Un autre problème réside dans les limites inhérentes aux méthodologies utilisées pour évaluer les retombées du mentorat chez les mentors, les mentorés et pour les organisations (Dougherty et Dreher, 2007). En outre, il serait important de se questionner sur les compétences des mentors et les limites de la formation. Quels sont les contours et limites du mentorat? Quels sont les écueils relationnels possibles du mentorat? Quelles sont les limites des retombées du mentorat? Ce colloque pose un regard critique sur ce mode d’accompagnement qui peut être perçu par plusieurs personnes comme une panacée.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 14 mai 2014

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