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François Villeneuve
Les transformations et les efforts de rationalisation du système de santé québécois de la dernière décennie ont provoqué la réduction du nombre d'IC dans les hôpitaux de soins de courte durée du Québec, affecté la configuration de leur poste (nombre et caractéristiques des unités supervisées) ainsi que leur rôle. Cela se traduit par l'ambiguïté autour de la définition du travail de l'IC ainsi que par des difficultés d'intégration dans la pratique de nouveaux rôles managériaux prescrits par les directions d'établissement. Le design de cette recherche inclut l'étude de six cas d'infirmières-chefs. Les résultats obtenus se résument ainsi : bien que les caractéristiques d'unités et de services de soins engendrent des opportunités, des contraintes ou des exigences particulières envers l'exercice de certaines des activités du travail de l'infirmière-chef, ce sont les facteurs de contingence au niveau de l'établissement (ou les facteurs organisationnels) qui exercent une influence prédominante sur l'exercice du travail managérial des niveaux stratégique et fonctionnel, en l'occurrence les nouveaux rôles managériaux de visionnaire, développeur, mobilisateur et coach prescrits aux infirmières-chefs. Finalement, les résultats de cette recherche remettent en question la pertinence d'une quête d'une définition théorique du rôle de l'infirmière-chef à portée universelle ou d'établir les assises d'une telle définition sur un modèle générique du travail du manager existant.
??Au cours des dernières années, la pratique des soins infirmiers dans l’organisation s’est adaptée à de nouvelles normes et à de nouvelles façons de faire, en plus de réfléchir au sens qu’y prend le soin. Peu d’attention a été apportée aux personnes qui encadrent et supervisent les unités de soins. Plus récemment, des changements organisationnels ont ajouté de nouveaux défis.
Dans ce contexte, les infirmières-chefs (IC) assurent la gestion des soins aux patients tout en dirigeant leur équipe sur les plans professionnel et administratif. Quant aux assistantes infirmières-chefs (AIC), travaillant de façon étroite avec l’équipe de soins, elles se voient souvent confier la portion plus clinique de la gestion clinicoadministrative. Or, lorsqu’un hôpital utilise la formule IC ou AIC pour la gestion des unités de soins, les détentrices de ces deux titres d’emploi doivent moduler un partage de rôles et de responsabilités en vue d’atteindre les objectifs organisationnels. Toutefois, il n’existe pas de standards ou de lignes de conduite stables pour établir la complémentarité entre les rôles des IC et ceux des AIC. Ainsi, on observe souvent qu’ils varient d’une organisation à l’autre, quand ils ne sont pas empreints de contradictions entre eux.
Ce colloque offre l’occasion de faire le point sur des travaux de recherche et divers projets et expériences visant à optimiser la complémentarité entre les infirmières-chefs et les assistantes infirmières-chefs. Le colloque est une occasion unique de discuter de la pertinence des résultats de ces travaux, projets et expériences avec des personnes impliquées dans les changements qui se poursuivent au sein des établissements de santé.