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Érika Nimis : UQAM - Université du Québec à Montréal
Je souhaiterais interroger dans ce papier le rôle de "diseuse", "scripteuse", "passeuse" des artistes visuelles contemporaines en Algérie : « tels sont les mots d'Assia Djebar qui se sera toujours désignée narratrice porteuse de langues et de récits et d'Histoire »[1].Ces "passeuses"ont recours à la photographie, la vidéo, l'installation, mais aussi à des médiums plus « classiques » comme le dessin, la peinture ou la broderie, pour aborder l'histoire de l'Algérie avec son principal épicentre, la guerre d'indépendance, qu'elles n'ont pas vécue, mais dont leurs parents ont été les témoins directs.
[1]En juin 2008 se tenait à Cerisy un colloque autour de l'œuvre majeur d'Assia Djebar, Littérature et transmission. Sous la direction de Wolfgang ASHOLT, Mireille CALLE-GRUBER, Dominique COMBE et avec la participation d'Assia DJEBAR. Cette citation est extraite du liminaire des actes du colloque, page 9.
Au lendemain de la chute du mur de Berlin en 1989, le vent de changement qui a marqué les rapports internationaux a eu comme effet la démocratisation et la libéralisation des espaces publics en Afrique. Ce contexte nouveau permet ainsi la résurgence de la prise de parole et de la libre expression de la part des médias, des associations, des intellectuels et de la société civile. L’objectif de ce colloque multidisciplinaire est d’évaluer les enjeux, les modalités et les formes d’expression de la prise de parole, mais aussi du militantisme politique ou social en vue de la défense et de la promotion de certaines causes comme les droits humains, la reconstruction identitaire, l’amélioration des conditions de vie des populations ou encore la lutte en faveur de la démocratie, de la liberté et de l’égalité. La littérature historienne, le roman, les arts, les médias et en particulier Internet deviennent donc quelques-uns des lieux privilégiés d’expression de la prise de conscience et de l’engagement qui sous-tendent la prise de parole.
Le témoignage de Françoise Nozati, ancienne coopérante française en République centrafricaine sur son expérience sera également important. Elle se porte en effet totalement en faux par rapport à la stratégie officielle de la coopération française, en prônant une approche idéaliste et humaine susceptible d’appuyer réellement les projets de développement en Afrique.
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