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Pratiques d’un espace en reconstruction : le cas du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared (Liban)

DS

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Dounia Salamé : INRS - Institut national de la recherche scientifique

Résumé de la communication

En 2007, le camp de réfugiés Palestiniens Nahr el-Bared au nord du Liban est le lieu d’une guerre entre l’armée libanaise et un groupe islamiste Fatah el-Islam. C’est une véritable ville, établie depuis plus de 60 ans et lieu de vie de 30000 habitants, qui est ainsi détruite. Ayant développé leur espace dans une relative autonomie de l’autorité de l’État, les habitants du camp luttent pour leur droit de retour au camp et pour participer au processus de sa reconstruction, dont environ le quart a aujourd’hui été réalisé.

La recherche ethnographique menée sur le terrain cherche à opérer un croisement de la littérature sur les espaces d’exceptions et des travaux sur le sense of place, tout en restant ancrée dans le quotidien des personnes concernées. La théorie autour des espaces d’exception (camps, ghettos et autres espaces d’exclusion) définit les géographies de ces espaces et les manières dont le politique s’y exprime. Le sense of place, à la fois l’esprit et l’attachement du lieu, est souvent au cœur des études de reconstruction d’espaces détruits et invoque souvent la mémoire du lieu perdu. L’objectif de la recherche est de comprendre comment se reconstruit Nahr el-Bared dans le contexte politique et culturel particulier que constitue un camp de réfugiés. Ainsi, à travers l’observation participante et les entrevues semi-dirigées apparait la manière dont les pratiques spatiales quotidiennes des habitants du camp participent à la reconstruction du camp.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 14 mai 2014

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