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Pierre-Louis Têtu : Université Laval
Les bouleversements climatiques dans l'Arctique alimentent les débats sur la découverte d'importants gisements miniers. Dans un contexte de fonte accélérée de la banquise pendant l'été et les récents investissements directs à l'étranger (IDE) chinois dans le secteur minier dans l'Arctique canadien, peut-on s'attendre à un accroissement du trafic maritime arctique lié à l'exploitation de ces ressources? Par des enquêtes auprès de l'Institut de la Statistique du Québec et du Ministère des Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada, cette recherche dresse un portrait contemporain des investissements miniers chinois dans l'Arctique canadien et leur viabilité, en termes d'infrastructures de transports des matières extraites. Les résultats montrent que les projets d'investissements miniers chinois dans l'Arctique canadien se limitent, à ce jour, à des participations minoritaires dans le capital-actions de sociétés canadiennes développant des projets généralement liés au minerai de fer, dont les flux de matières premières extraites sont expédiés par train, au Port de Sept-Îles, et donc pas par les voies maritimes arctiques. On discute, finalement des contraintes liées au manque d'infrastructures de transports dans l'Arctique canadien, qui limite la viabilité de certains projets miniers chinois. L'accroissement du trafic maritime lié à l'exploitation des ressources minières dans cette région demeure donc très hypothétique.
Ce colloque aura pour but de comprendre sous quelles conditions s’effectue le développement des transports en milieu polaire. Quelle est la performance des transports en milieu polaire? Quels sont les impacts des infrastructures de transport? Comment les systèmes de transport arctique sont-ils organisés? Quel est le rôle des entreprises privées et des gouvernements? Notre programme de conférences en tient donc compte. Nous envisageons de couvrir cinq volets :
– L’analyse géographique des marchés nordiques. Nous comptons présenter des études comparatives de la performance de quelques chaînes d’approvisionnement des régions nordiques.
– La structure des réseaux. Nous comptons évaluer les flux de marchandises. Il s’agira particulièrement d’examiner les aspects domestiques, régionaux et internationaux du développement des transports maritimes de l’Arctique.
– L’évaluation des coûts de transport. Ce volet consiste à évaluer l’impact réel des dépenses publiques (projet ou amélioration des transports en milieu arctique) en comparaison de ceux prévus.
– Les stratégies des transporteurs maritimes. Nous comptons comprendre dans quelle mesure le déplacement des prises de décisions dans le transport a une incidence sur le transport nordique.
– L’organisation spatiale des transports et les conditions de localisation. Ce volet consiste à mesurer la capacité des infrastructures par le développement d’indicateurs de performance et la cartographie de l’exposition aux risques environnementaux des infrastructures portuaires en milieu arctique.
Nous sommes convaincus que la présentation de ces communications permettra de comprendre comment les transports maritimes peuvent accroître les capacités d’organiser les transactions, quelles sont les opportunités de contrôle local et quel est le coût d’alternative de transport. Sous la perspective de la recherche appliquée, le colloque aura des répercussions sur les politiques d’intervention et l’évaluation des politiques, car nous pourrons : 1) comprendre l’intégration des transports maritimes arctiques aux réseaux globaux; 2) identifier les mouvements de trafic résiduel susceptibles d’une décision locale; et 3) évaluer les moyens d’acquérir des économies de transport.
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