pen icon Colloque
quote

Regard international sur les stratégies d'adaptation des infrastructures routières aux risques côtiers : du statu quo aux portefeuilles de solutions, des leçons pour le Québec?

UB

Membre a labase

Ursule Boyer-villemaire : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

L'analyse montre que les tracés routiers alternatifs et le recul stratégique apparaissent comme les stratégies les plus durables à long terme pour les routes, alors que le statu quo engendre des impacts indirects importants, tant pour l'environnement que pour les populations. Des techniques pour agir sur plusieurs dimensions spatiales et temporelles en même temps, ou « portefeuille » de solutions, ont le potentiel maximal de réduction de la vulnérabilité du réseau routier.

Le réseau routier dans l'Est-du-Québec est très exposé aux aléas côtiers (érosion, submersion) et la littérature manque d'une synthèse internationale des stratégies d'adaptation visant cet enjeu. Cette recherche, financée par le MTQ, visait à réaliser une typologie des stratégies d'adaptation afin d'orienter les politiques publiques vers une gestion durable des routes côtières. Une recherche documentaire a été effectuée dans plusieurs pays européens et en Amérique du Nord, combinée à des entrevues et visites de terrain en France, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Les solutions ont été classifiées selon le degré d'adaptation du réseau routier aux aléas : 1) la réduction de l'aléa (ex. la protection technique de la route), 2) la réduction de l'exposition des infrastructures (ex. le réalignement routier), et 3) la réduction de l'exposition des personnes aux aléas (ex. la modification de la circulation). À ces solutions s'ajoutent des stratégies de réduction de la vulnérabilité à l'échelon national.

Résumé du colloque


Réduction des risques naturels, quel bilan pour le Québec?

Les risques naturels ont un coût économique et humain sans cesse croissant. L’Organisation météorologique mondiale s’est fixé comme objectif de réduire de moitié, à l’horizon 2019, la mortalité moyenne causée par les risques naturels d’origine météorologique, hydrologique et climatique par rapport à la moyenne de dix ans, en prenant comme référence la période 1994-2013.

Au Québec, si le nombre de victimes à déplorer est certes substantiellement moins élevé que dans d’autres régions du globe, il n’en reste pas moins que les efforts de prévention devraient prendre en compte cet objectif. Rappelons-nous le Saguenay en juillet 1996!

C’est également du point de vue des pertes économiques que des efforts supplémentaires devraient être réalisés. L’OMM établit un constat fort intéressant en chiffrant le coût des opérations de rétablissement après un sinistre par rapport à celui d’une meilleure préparation pour un même événement. Ainsi, elle estime que « chaque dollar investi dans la préparation aux catastrophes naturelles permet d’économiser les sept dollars qu’il aurait fallu dépenser pour remédier aux pertes économiques occasionnées ». C’est bien la première fois qu’une telle comparaison est mise de l’avant.

Le Plan national sur la sécurité civile au Québec (PNSC), issu de la Loi sur la sécurité civile publiée en 2001, est continuellement mis à jour à la lumière des événements qui se sont produits, mais aussi des expériences en matière de gestion de risques. Une nouvelle mouture de la Loi sur la sécurité civile s’impose-t-elle pour tenir compte d’objectifs nouveaux et d’une réalité changeante? Dans ce contexte, la pertinence des recherches sur les risques et sur leur gestion dans une optique de réduction des impacts apparaît d’autant plus grande, et ceci autant à la lueur des expériences et expertises québécoises que de celles provenant de l’international.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 14 mai 2014

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :