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Benoit Bourassa : Le P'tit Bonheur de Saint-Camille
Le projet d'ateliers des savoirs partagés qui se réalise à Saint-Camille (en Estrie) est une sorte d'incubateur permettant le développement d'une communauté rural par et pour les citoyens de la localité. C'est un lieu, un espace d'échanges, de rencontres et de collaborations citoyennes dans un milieu de vie où l'expérience d'une démarche innovante dans le domaine de la formation en continue est en constante évolution depuis plusieurs années. Mon exposé tendra à démontrer que cette démarche, combinée à l'accompagnement d'un chercheur en résidence, assorti d'une communication régulière avec des chercheurs d'au moins trois universités québécoises, a permis de constater des avancées significatives en matière de solidarité, de qualité de vie et d'intelligence collective dans une ruralité en pleine mutation.
L’adoption de la Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI) par le gouvernement du Québec interpelle l’ensemble de la société québécoise. Elle vise en particulier le monde de la recherche, mais elle concerne tout autant les acteurs socioéconomiques que les citoyens. Ils sont appelés à accroître leurs capacités créatives et à les mettre au service du bien commun, de la construction d’un Québec plus dynamique et où il fait bon vivre.
La PNRI s’appuie sur les liens entre les chercheurs et la société pour favoriser « un avenir plus riche », voire « le mieux-être des Québécois sur tous les plans : économique, social et humain ». Ce colloque vise à montrer l’importance du social, voire de l’innovation sociale dans cet enrichissement collectif. Nous avons certes besoin de créativité sur les plans technologique et des relations entre les chercheurs et les entreprises, mais nous avons aussi besoin d’une collectivité qui réponde à ses problèmes sociaux d’une façon innovatrice.
On le sait, le Québec a été et demeure un vivier d’innovations sociales. Or, une réflexion sur la mise en relation des acteurs qui les portent et sur la construction d’un système qui permettrait leur diffusion, l’apprentissage collectif et l’amélioration des politiques publiques s’impose afin d’assurer que la création et l’innovation aillent dans le sens du progrès, de l’amélioration du bien-être collectif et que l’enrichissement souhaité bénéficie à tous. Des chercheurs, des acteurs institutionnels et des représentants de la société civile participeront à la réflexion sur la place des innovations sociales dans une société plus créative, mais aussi plus solidaire, où il fait bon vivre.