Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Patrick Dramé
Le panafricanisme est sans conteste l'une des idéologies les plus marquantes de l'histoire contemporaine de l'Afrique (MBokolo, 2004). Dès le lendemain de la deuxième guerre mondiale, l'intégration apparaît pour beaucoup comme une solution aux méfaits du colonialisme et la voie privilégiée en vue de la libération complète de l'Afrique et de son développement économique et social (Nkrumah, 1946, Diop, 1960; Nyerere, 1961). Bien plus, le nationalisme qui sous-tend les thèses panafricanistes considère l'unité indispensable en vue de survivre et de peser sur une scène internationale marquée par la marginalisation de l'Afrique (Nkrumah, 1963). Ainsi la question de l'unification africaine aura suscité une multitude d'études scientifiques et de prise de position politique dans lesquelles, les auteurs tentent de justifier sa pertinence, de proposer les voies et moyens pratiques de sa réalisation, d'en souligner les limites et enfin de tracer de nouvelles directions en vue de la « renaissance africaine ». Cette communication se propose donc d'étudier à travers la littérature historienne existante les différentes positions exprimées sur l'enjeu et les paradigmes majeurs qui ont sous-tendu l'idée et le projet de construction panafricaine durant la deuxième moitié du XXème siècle.
Au lendemain de la chute du mur de Berlin en 1989, le vent de changement qui a marqué les rapports internationaux a eu comme effet la démocratisation et la libéralisation des espaces publics en Afrique. Ce contexte nouveau permet ainsi la résurgence de la prise de parole et de la libre expression de la part des médias, des associations, des intellectuels et de la société civile. L’objectif de ce colloque multidisciplinaire est d’évaluer les enjeux, les modalités et les formes d’expression de la prise de parole, mais aussi du militantisme politique ou social en vue de la défense et de la promotion de certaines causes comme les droits humains, la reconstruction identitaire, l’amélioration des conditions de vie des populations ou encore la lutte en faveur de la démocratie, de la liberté et de l’égalité. La littérature historienne, le roman, les arts, les médias et en particulier Internet deviennent donc quelques-uns des lieux privilégiés d’expression de la prise de conscience et de l’engagement qui sous-tendent la prise de parole.
Le témoignage de Françoise Nozati, ancienne coopérante française en République centrafricaine sur son expérience sera également important. Elle se porte en effet totalement en faux par rapport à la stratégie officielle de la coopération française, en prônant une approche idéaliste et humaine susceptible d’appuyer réellement les projets de développement en Afrique.
Titre du colloque :
Thème du colloque :