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Michele Robin Clerc : EURL ROBIN CLERC
Ali Tur (1889-1977) est un architecte français qui fut chargé par le gouvernement de la reconstruction en Guadeloupe après le cyclone de 1928. De 1929 à 1936 il réalise ainsi environ 120 bâtiments gouvernementaux et communaux sur l'archipel guadeloupéen. Ces constructions, édifiées en structure de béton armé, seront conçues par l'architecte pour être à la fois parasismiques et paracycloniques. Il faut remarquer que, comme pour toute science parfaitement maîtrisée, les dispositions structurelles n'apparaissent pas dans ces bâtiments qui semblent très simplement conçus et réalisés. Ils ont pourtant résisté à tous les cyclones et les tremblements de terre, aux incendies, à l'humidité, aux termites et aux champignons, sans perdre un seul élément de leur structure ou de leur décor depuis presque 100 ans. Ils sont constitués donc d'une structure de béton armé et de remplissages en parpaings de ciment. Leurs dalles sont en poutrelles-hourdis de ciment (procédé Hennebique). Après les multiples tremblements de terre subits depuis les années 30 par la Guadeloupe (1935-Montserrat, 1951, 1952, 1964, 1966, 1969, 1974-Antigua, 1976, 1978, 1982, 1985, 1997, 2004) pas une fissure n'apparaît dans ces magnifiques bâtiments aux plafonds à caissons, colonnes cylindriques et claustras de béton, dans le plus pur style Arts Déco. De même, les cyclones qui ont concerné la Guadeloupe ne les ont affectés en aucune manière (Betsy, 1956 ; Helena, 1963 ; Cléo, 1964 ; Inez, 1966 ; Hugo, 1989).
Réduction des risques naturels, quel bilan pour le Québec?
Les risques naturels ont un coût économique et humain sans cesse croissant. L’Organisation météorologique mondiale s’est fixé comme objectif de réduire de moitié, à l’horizon 2019, la mortalité moyenne causée par les risques naturels d’origine météorologique, hydrologique et climatique par rapport à la moyenne de dix ans, en prenant comme référence la période 1994-2013.
Au Québec, si le nombre de victimes à déplorer est certes substantiellement moins élevé que dans d’autres régions du globe, il n’en reste pas moins que les efforts de prévention devraient prendre en compte cet objectif. Rappelons-nous le Saguenay en juillet 1996!
C’est également du point de vue des pertes économiques que des efforts supplémentaires devraient être réalisés. L’OMM établit un constat fort intéressant en chiffrant le coût des opérations de rétablissement après un sinistre par rapport à celui d’une meilleure préparation pour un même événement. Ainsi, elle estime que « chaque dollar investi dans la préparation aux catastrophes naturelles permet d’économiser les sept dollars qu’il aurait fallu dépenser pour remédier aux pertes économiques occasionnées ». C’est bien la première fois qu’une telle comparaison est mise de l’avant.
Le Plan national sur la sécurité civile au Québec (PNSC), issu de la Loi sur la sécurité civile publiée en 2001, est continuellement mis à jour à la lumière des événements qui se sont produits, mais aussi des expériences en matière de gestion de risques. Une nouvelle mouture de la Loi sur la sécurité civile s’impose-t-elle pour tenir compte d’objectifs nouveaux et d’une réalité changeante? Dans ce contexte, la pertinence des recherches sur les risques et sur leur gestion dans une optique de réduction des impacts apparaît d’autant plus grande, et ceci autant à la lueur des expériences et expertises québécoises que de celles provenant de l’international.
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