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Catherine Ruel : Université Laval
Selon une enquête représentative québécoise, le taux de prévalence de victimisation de violence physique dans les relations amoureuses à l’adolescence est de 12% et celui de perpétration de 17% (Institut de la statistique du Québec, 2013). Pour contrer ce phénomène, il est important de comprendre comment les jeunes envisagent cette violence.Cette étude se penche sur la relation entre les attitudes envers la violence physique dans les relations amoureuses à l’adolescence et la prévalence de violence physique dans ces relations au cours de la vie. À partir de l’Enquête sur les Parcours Amoureux des Jeunes auprès d’élèves québécois de 13 à 17 ans, un sous-échantillon de 5 739 adolescents ayant déjà vécu une relation amoureuse a fait l’objet d’analyses de leurs attitudes et de leur vécu de ce type de violence ainsi que de certaines variables sociodémographiques. Les régressions logistiques ont montré que d’être une fille, d’être âgé de 16 à 17 ans, de vivre avec un seul parent et d’avoir des attitudes d’acceptation de la violence augmentent les probabilités d’être victime. Ces mêmes variables, à l’exception de vivre avec un seul parent, augmentent les probabilités d’être perpétrateur. Les victimes et les perpétrateurs de violence physique ont plus d’attitudes d’acceptation de ce type de violence que ceux sans vécu de violence. Il semble donc opportun d’encourager les mesures préventives favorisant le changement d’attitudes, on peut ainsi toucher l’agression et la victimisation.
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