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Conflits d'obligations et obligations conditionnelles

CP

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Clayton Peterson

Résumé de la communication

La logique déontique se veut essentiellement une application de la logique à l'éthique et au droit. Elle s'avère utile quant à l'analyse de la validité des inférences dans une perspective de pensée critique, mais joue aussi un rôle important au niveau de l'informatique théorique, où elle a des répercussions en programmation et en intelligence artificielle. Du côté légal, un des objectifs de la logique déontique est l'automatisation des raisonnements. Lorsqu'elle vise l'automatisation des raisonnements, la logique déontique fait face à deux problèmes considérables, à savoir la modélisation des conflits d'obligations et des obligations conditionnelles. Ces deux problèmes fondamentaux forment usuellement la base argumentative en faveur des logiques déontique non-monotones, capables de pallier ces problèmes. Or, une analyse des problèmes relatifs aux conflits d'obligations et aux obligations conditionnelles à partir de la perspective de la théorie des catégories permet d'identifier ces problèmes à certaines propriétés spécifiques des logiques utilisées en vue de la modélisation des raisonnements. Dans la présente communication, nous montrons comment ces problèmes s'identifient à certaines propriétés structurelles des logiques déontiques et nous montrons qu'il existe d'autres solutions à ces problèmes qui ne mènent pas nécessairement aux logiques déontique non-monotones.

Résumé du colloque

L’amorce de toute philosophie semble être l’expression d’un état de crise. De la crise de la démocratie athénienne sans cesse ressassée par Platon à celle des sciences européennes théorisée par Husserl, de la crise qui ébranle l’autorité des Anciens au moment où la modernité prend un certain essor à la crise de cette modernité même qui s’exprime chez ceux qui proclament l’imminence de son dépassement, chaque fois il semble que l’urgence de philosopher soit l’effet d’une crise qu’on s’efforce de penser et à laquelle il faut réagir.

Tantôt c’est la philosophie elle-même qui se sent en crise et qui cherche à définir les conditions de légitimité de sa pratique – par exemple sous la forme de la critique kantienne; tantôt la philosophie met le monde qui l’entoure en crise parce qu’elle trouve qu’il ne s’interroge pas assez sur son ordre établi – comme dans l’annonce nietzschéenne de la mort de Dieu; tantôt enfin la philosophie s’offre comme réponse à une crise qui sème l’insécurité − on peut alors penser à la philosophie hobbesienne face à la guerre civile qui sévit en Angleterre. La crise, qu’elle soit à l’échelle individuelle, sociale ou qu’elle affecte l’être en son entier, commande l’urgence de philosopher.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles. De quelle crise le besoin exprimé par la société civile pour l’éthique est-il le symptôme? De quels types de crise la philosophie peut-elle être victime? Quels réconforts ou solutions peut-elle offrir lorsque le monde est en crise? Comment peut-elle accompagner les autres disciplines dans les soubresauts de légitimité qu’elles subissent? Les crises n’ont-elles que des aspects négatifs? Comment penser leur utilité? On le voit, ce thème peut être déployé de manière à interpeller tous les champs de la philosophie telle qu’elle se pratique aujourd’hui.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 15 mai 2014

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