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Marie-Laurence Paré : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le décrochage scolaire constitue actuellement une priorité pour le Québec (MELS, 2013). D'ailleurs, Marcotte (2013) rapporte que les jeunes déprimés observent un taux de décrochage plus élevé que les étudiants non déprimés. Cet effet semble encore plus important lors de la transition secondaire-collégiale, puisque cette période concorde avec l'émergence habituelle de la dépression, située entre 15 et 25 ans (Patten et al., 2006). Par ailleurs, la recherche démontre qu'avoir des objectifs personnels a un effet bénéfique sur la réussite académique (Lese et al., 1994). Cette étude pose l'hypothèse que les jeunes déprimés ayant des objectifs présenteront plus de résilience que les étudiants déprimés n'ayant pas d'objectifs. Les participants proviennent d'une collaboration universités-collèges financée par le MELS et dirigée par Dre Marcotte. Les résultats révèlent que les étudiants déprimés persévèrent moins à l'école (r= -0,122*). On note également que l'intensité de la dépression est associée avec le fait d'avoir moins d'objectifs (r= -0,652**). De plus, avoir des objectifs est associé à la résilience scolaire (r= -0,649**), telle que définie par Marcotte. Des analyses de régressions multiples sont en cours afin de pouvoir mieux expliquer l'interaction entre la dépression, les objectifs personnels et le décrochage. Cette recherche met de l'avant l'impact des objectifs personnels sur le décrochage et sur la résilience scolaire chez les jeunes présentant des symptômes de dépression.
De plus en plus d’institutions sociales et de chercheurs s’intéressent à la transition vers la vie adulte et aux conséquences colossales que cette période développementale peut avoir dans le cycle de la vie (Gorter et al., 2011). En effet, la conjoncture des transitions développementales, éducationnelles, résidentielles, parentales et situationnelles (par ex. adolescence vers l’âge adulte, secondaire-postsecondaire, communauté-milieu urbain, adolescent-parent, milieu familial-appartement) vient complexifier les recherches et l’intervention auprès des jeunes en transition. Aussi, la majorité des chercheurs, des équipes de recherche et des institutions qui participent au développement des connaissances sur les jeunes en transition ciblent une population particulière, un milieu de vie (p. ex. scolaire), une problématique précise pour arriver à fragmenter cette complexité et développer des interventions ciblées. Ce colloque veut précisément contribuer à mettre en commun les connaissances cumulées de part et d’autre, susciter les échanges, inspirer les collaborations de recherche et développer des partenariats entre les milieux de la recherche et de l’intervention sur le thème des jeunes en transition.
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