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Mélanie Levasseur : Université de Sherbrooke
Introduction: Le soutien à domicile (SAD) des aînés en perte d'autonomie, un choix sociétal, sollicite une participation appropriée des aînés eux-mêmes et de leur proche. Objectif: Explorer la participation des aînés en perte d'autonomie et de leur proche dans la mise en place de services de SAD. Méthode: Une étude de cas multiples qualitative a été réalisée auprès de onze triades impliquant chacune un aîné, un proche et un intervenant. Résultats: Les résultats indiquent que les aînés et leur proche sont peu impliqués dans l'évaluation de leurs besoins et dans la mise en place de services de soutien à domicile. Les évaluations réalisées par les intervenants du SAD couvrent partiellement les dimensions de la participation et ne permettent pas de cerner en profondeur les besoins parfois complexes des aînés. Puisqu'ils sont peu informés sur les interventions offertes au SAD et par la communauté, ainsi que les lignes directrices et les organisations qui les régissent, les aînés et leur proche ont un pouvoir limité. Par ailleurs, les aînés et leur proche connaissent peu les moyens qu'ils peuvent utiliser pour influencer l'attribution des services et leur droit d'accès aux services. Conclusion: Pour améliorer et maintenir la participation citoyenne des aînés en perte d'autonomie, il faut les impliquer davantage dans l'évaluation de leurs besoins, les accompagner dans l'utilisation des ressources, et les informer sur l'attribution des services et leurs droits.
Ce 7e colloque organisé en partenariat avec l’Institut du Nouveau Monde (INM) propose d’approfondir la compréhension des tensions entre la participation et la démocratie en explorant trois thèmes de la pensée de Jacques T. Godbout : 1) les effets pervers de la participation en démocratie; 2) les relations entres les professionnels et les usagers; et 3) l’articulation entre la participation et l’innovation sociale. Ce colloque sera l’occasion de réfléchir à la pertinence de cette analyse pour le Québec en présence de l’auteur.
Il y a un peu plus de 30 ans, Jacques T. Godbout, présentait dans son livre La participation contre la démocratie un regard critique et lucide sur les tensions entre la démocratie représentative et les dispositifs de participation mis en place par les gouvernements pour légitimer leurs actions en instrumentalisant la parole des citoyens.
La démocratie des usagers poursuit cette réflexion et problématise les effets pervers de la participation des citoyens dans le contexte des sociétés libérales contemporaines. Il démontre que la relation expert-usager se substitue au lien politique dans les différents programmes et organismes de l’État. En faisant la promotion de la participation au sein de la relation professionnels-usagers, l’État affaiblit, voire évacue, la possibilité du jeu démocratique.
La participation n’a pas que des effets pervers. Jacques T. Godbout s’est également penché sur l’articulation entre la participation et l’innovation sociale. La participation permet-elle de développer une société innovante et comment?
Il s’agira, au cours de ce colloque, de réfléchir aux thèmes proposés par Godbout, de les confronter à des cas d’actualité et d’en comprendre la portée 30 ans plus tard...
Thème du colloque :