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Entre épreuves et construction de l'identité : le rite de passage face à l'ambivalence des jeunes en contexte de modernité

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Julien Thibault Lévesque : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Dans les sociétés traditionnelles, les rites de passage ont longtemps offert aux jeunes une identité d'adulte. Dès leur enfance, ils savaient que, s'ils réussissaient l'épreuve, ils ne seraient plus jamais considérés comme des enfants. Un rôle, un statut et une identité leur étaient assurés, et ce, sans possibilité de retour en arrière. Contrairement à ces sociétés, la place de l'individu n'est aujourd'hui plus assurée. Elle est plutôt une quête constante; une quête de soi.
Les théories de la seconde modernité démontrent que les individus sont désormais dans l'obligation de se former eux-mêmes en tant qu'individus. Dans le prolongement des travaux de Beck, Martuccelli soulève que les individus sont en constante quête de cohérence identitaire puisqu'ils doivent désormais résoudre, au plan individuel, les contradictions systémiques. Les conséquences de ces contradictions se traduisent surtout par de l'ambivalence au niveau de l'individu. L'épreuve de l'école, du rapport à soi et du rapport aux autres en sont de beaux exemples. Parallèlement, les recherches sur les rites de passage contemporains affirment que les jeunes s'imposent des rites dans l'objectif de réduire cette ambivalence, de se forger une identité et de faire valoir leur singularité. Il devient alors pertinent de se questionner sur le rôle des rites de passage dans la construction contemporaine de l'identité des jeunes. La question est étudiée à l'intérieur d'un organisme qui utilise le sport comme outil d'intervention.

Résumé du colloque

L’activité physique, pratiquée modérément, a des effets positifs reconnus sur la santé physique des individus. Ainsi, une des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de maintenir une pratique d’exercice physique de trente minutes par jour pour diminuer les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’ostéoporose, etc. (Organisation mondiale de la santé, 2013). Si les effets positifs des pratiques sportives sur la santé physique sont assez bien établis dans la littérature scientifique, il est en revanche plus difficile de se prononcer sur les retombées du sport sur les plans psychologique et social. En effet, si certains mentionnent les effets positifs du sport sur, par exemple, le développement psychosocial des jeunes (Tofler et Butterbaugh, 2005), la santé mentale (Babiss et Gangwisch, 2009) et la cohésion sociale (Bailey, 2005), d’autres adoptent plutôt un point de vue négatif au regard de l’étude de l’augmentation d’actes délinquants (Faulkner et al., 2007; Gardner, Roth et Brooks-Gunn, 2009) à la suite de pratiques d’activités sportives ou, encore, de l’augmentation des tensions que les compétitions sportives créent entre les participants (Donnelly et Coakley, 2002). C’est donc dans le contexte d’une nécessité de mieux comprendre la complexité des effets du sport sur le plan psychosocial et de mettre en place certaines balises afin que l’activité sportive soit bénéfique, non seulement sur le plan physique, mais surtout sur les plans social et psychologique, que nous organisons ce colloque.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 15 mai 2014

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