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Homicide au féminin : comparaisons entre des filicides et des homicides conjugaux perpétrés par des femmes

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Clémentine Trébuchon : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

L'homicide est un crime relativement rare au Canada, représentant moins de 1% de l'ensemble des crimes violents commis en 2012 (Perreault, 2013). Cependant, il n'en demeure pas moins que les homicides ont un impact majeur pour la société et plus encore pour les personnes que cela touche. Cet impact peut parfois paraître encore plus important lorsque cet événement se produit au sein de la famille et que la personne responsable est une femme. Ainsi, les homicides conjugaux et les filicides (homicide volontaire ou involontaire d'un ou de plusieurs enfants par son ou ses parents) commis par les femmes, même si moins importants en termes de chiffres que ceux commis par les hommes, n'en demeurent pas moins une réalité à laquelle il faut faire face. Ainsi, au Québec, sur une période de 10 ans allant de 1997 à 2007, on dénombre 28 femmes ayant commis un filicide et 17 femmes ayant commis un homicide conjugal (Léveillée, & Lefebvre, 2008). Selon la littérature consultée, il existerait différents sous-groupes de femmes qui commettent ces types d'homicide. Les résultats préliminaires de notre recherche indiquent que les enjeux dépressifs, une vie de couple tumultueuse (teintée de violence conjugale) ainsi que certains traumas vécus dans le passé s'avèrent des caractéristiques importantes à considérer. Dans notre présentation, nous poursuivrons nos analyses dans le but de mieux comprendre les similitudes et les différences dans le profil psychologique et criminologique de ces femmes.

Résumé du colloque

La violence intrafamiliale est particulièrement difficile à comprendre par la majorité des gens. De plus, les personnes qui vivent de la violence conjugale ou sexuelle dans leur famille éprouvent très souvent de la difficulté à en parler et surtout à demander de l’aide. Au Québec, la violence intrafamiliale reste une préoccupation de santé publique et des intervenants en psychologie, criminologie, travail social et psychiatrie travaillent en collaboration pour une meilleure intervention. Ainsi, mieux arrimer le travail des intervenants et des chercheurs s’avèrent selon nous un moyen de prévention efficace. À titre d’exemple, en 2009 (MSP, 2009) 6,2 % des individus au Québec ont admis avoir été victimes de violence conjugale (incluant la violence psychologique, physique ou sexuelle). De plus, il y en moyenne 13 homicides conjugaux (la conjointe ou l’ex-conjointe est tuée) par année sur le territoire de la province de Québec (travaux de Léveillée, 2011). Les femmes sont majoritairement victimes de la violence intrafamiliale.

Dans ce colloque, nous traiterons de différents types de violence intrafamiliale, comme la violence conjugale, l’homicide intrafamilial et la violence sexuelle. Des conférenciers aborderont plus spécifiquement le traitement proposé pour aider les hommes qui exercent de la violence conjugale, ainsi que leurs travaux de recherche portant sur le changement psychologique de ces hommes. D’autres conférenciers parleront des différents profils d’hommes et de femmes qui exercent de la violence intrafamiliale. Enfin, des conférenciers aborderont le traitement et les enjeux psychosociaux des hommes qui commettent de la violence sexuelle dans la famille. Ce colloque est une occasion privilégiée de discuter de l’évaluation autant que du traitement de ces personnes et aussi d’aborder des pistes de solutions et de prévention.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 15 mai 2014

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