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Guitté Hartog : Université Laval
L'approche intersectionnelle ouvre de nouveaux espaces théoriques qui peuvent mieux contribuer à la compréhension des masculinités au Québec et ailleurs. Issue d'une critique virulente aux différentes formes de domination de l'approche féministe hégémonique, l'intersectionnalité permet de mieux comprendre les rapports sociaux de genre au prisme des différents processus d'inclusion et d'exclusion sociale. L'objectif de cette présentation est d'illustrer à partir d'exemples concrets comment cette approche peut enrichir les études sur les hommes et tisser des ponts avec les études féministes. Une attention spéciale sera portée à certains travaux menés au Sud qui permettent de voir « le monde à l'envers » tel qu'imaginé par Galeano. C'est-à-dire de renverser la perspective androcentrique et colonialiste de la production de la connaissance sur les rapports de domination pour proposer un monde plus juste et équilibré.
Historiquement, le développement des études sur les hommes a été marqué de diverses manières par la convergence : convergence des travaux produits dans plusieurs disciplines à partir d’approches et d’épistémologies multiples; intersections entre les études sur les hommes et les études féministes; apport concerté des intervenants psychosociaux et des chercheurs; entrecroisement des études portant sur des catégories spécifiques d’hommes, permettant de jeter un regard plus inclusif sur les différentes masculinités. Plus récemment, les études sur les hommes en provenance de diverses zones socioculturelles, à travers le monde et en contexte d’immigration, ont aussi enrichi le champ d’études.
Pour se renouveler, les études sur les hommes sont appelées à découvrir de nouveaux points de convergence entre les travaux de recherche récents d’une part, et entre ces travaux et les discours militants et les pratiques d’intervention auprès des hommes d’autre part. Les organisateurs du présent colloque invitent la communauté scientifique à cet exercice afin de faire émerger les nouveaux entrecroisements thématiques, les nouvelles approches, les nouvelles collaborations sur le terrain, qui annoncent de nouvelles possibilités pour les études sur les hommes. Pour lancer la discussion, des présentateurs issus de divers milieux universitaires viendront partager leurs travaux et leurs réflexions. Les présentations sont organisées de façon à faire ressortir les nouvelles approches théoriques qui permettent d’enrichir les études sur les hommes, les points de rencontre entre différentes disciplines et les convergences dans l’intervention auprès des hommes. Une période d’échange, à la fin du colloque, permettra de dégager des pistes de recherche prometteuses.