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Isabelle Marquis : École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
Le Vieux-Québec se trouve à un point d'inflexion, à savoir que les choix qui seront faits maintiendront ou mettront en péril l'équilibre résidants-commerces-tourisme-événements. En réponse à cette situation, la notion d'innovation émerge et le meilleur moyen d'innover pour encadrer les événements touristiques est l'élaboration d'une politique publique. À partir des travaux de Godbout (1982) sur l'innovation et la participation, nous allons analyser une partie des résultats obtenus au groupe de travail sur l'acceptabilité sociale et au sondage mené auprès des citoyens et citoyennes du Vieux-Québec, collecte de données effectuées dans le cadre de notre thèse portant sur la coconstruction d'une politique publique comme levier à l'acceptabilité sociale des événements touristiques du Vieux-Québec. Plus précisément, nous reprendrons les trois conditions énoncées par l'auteur (Godbout, 1982) et les utiliser dans l'analyse des résultats obtenus. Nous dégagerons et expliquerons tout d'abord les conditions qui sont remplies et celles qui ne le sont pas, pour ensuite donner des pistes de solutions.
Ce 7e colloque organisé en partenariat avec l’Institut du Nouveau Monde (INM) propose d’approfondir la compréhension des tensions entre la participation et la démocratie en explorant trois thèmes de la pensée de Jacques T. Godbout : 1) les effets pervers de la participation en démocratie; 2) les relations entres les professionnels et les usagers; et 3) l’articulation entre la participation et l’innovation sociale. Ce colloque sera l’occasion de réfléchir à la pertinence de cette analyse pour le Québec en présence de l’auteur.
Il y a un peu plus de 30 ans, Jacques T. Godbout, présentait dans son livre La participation contre la démocratie un regard critique et lucide sur les tensions entre la démocratie représentative et les dispositifs de participation mis en place par les gouvernements pour légitimer leurs actions en instrumentalisant la parole des citoyens.
La démocratie des usagers poursuit cette réflexion et problématise les effets pervers de la participation des citoyens dans le contexte des sociétés libérales contemporaines. Il démontre que la relation expert-usager se substitue au lien politique dans les différents programmes et organismes de l’État. En faisant la promotion de la participation au sein de la relation professionnels-usagers, l’État affaiblit, voire évacue, la possibilité du jeu démocratique.
La participation n’a pas que des effets pervers. Jacques T. Godbout s’est également penché sur l’articulation entre la participation et l’innovation sociale. La participation permet-elle de développer une société innovante et comment?
Il s’agira, au cours de ce colloque, de réfléchir aux thèmes proposés par Godbout, de les confronter à des cas d’actualité et d’en comprendre la portée 30 ans plus tard...